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Nos Passages dans la Presse

Retrouvez ici nos textes accueillis par la presse locale

Communiqué de presse

Non à la folie d'une escalade militaire !

Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, nous réaffirmons avec force une conviction constante : la guerre n’a jamais apporté la paix dans cette région du monde. Chaque intervention armée, chaque frappe, chaque riposte a nourri un engrenage de violences dont les premières victimes sont toujours les peuples. Nous regrettons profondément que la voie diplomatique n’ait pas été privilégiée. Dans un contexte déjà marqué par des tensions historiques et géopolitiques complexes, le recours aux armes constitue un échec collectif. La communauté internationale doit œuvrer sans délai à la désescalade, au cessez-le-feu et au retour au dialogue dans le respect du droit international. Nous ne sommes pas dupes pour autant de la nature du régime iranien. Le pouvoir en place à Téhéran est un régime autoritaire et tyrannique qui réprime les libertés fondamentales, muselle l’opposition, opprime les femmes et sanctionne durement toute contestation démocratique. Notre solidarité va au peuple iranien — aux femmes, aux travailleurs, aux étudiants, aux défenseurs des droits humains — qui se battent avec courage pour la liberté, la justice sociale et la dignité. S’opposer à la guerre ne signifie en rien fermer les yeux sur la répression. Bien au contraire : la paix véritable ne peut se construire que sur la démocratie, les droits humains et les conquêtes sociales. Les bombes n’émancipent pas les peuples. Seule une diplomatie exigeante, cohérente et indépendante peut créer les conditions d’une stabilité durable. Nous fustigeons par ailleurs la position de la France qui affirme ne pas avoir été informée des frappes israélo-américaines. Une telle situation révèle un affaiblissement préoccupant de notre pays sur la scène internationale. La France fut longtemps respectée et écoutée pour la singularité et l’indépendance de sa diplomatie au Moyen-Orient. La voir reléguée au rang de spectatrice d’événements majeurs interroge sur la perte d’influence et sur l’effacement progressif de sa voix. Nous refusons cette résignation. La France doit retrouver une diplomatie forte, indépendante, capable de parler à toutes les parties et de défendre une ligne claire : la paix, le multilatéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des droits sociaux et humains. Parce que notre engagement est celui des peuples, de la justice sociale et de la paix, nous appelons à la désescalade immédiate, au retour aux négociations et au soutien actif à toutes celles et ceux qui luttent, en Iran comme ailleurs, pour la liberté et l’égalité.

Communiqué de presse

RETOUR DES 90 KM/H : VITESSE ET PRÉCIPITATION DANS L'EURE !

Depuis des mois, emmenée par Sébastien LECORNU, la majorité de droite du Conseil départemental de l'Eure porte de façon obsessionnelle le projet d'un retour aux 90 km/h sur les routes euroises : pétition, présence sur les marchés, dossier dans le magazine départemental et tribunes dans les numéros 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47. Pire, Alexandre RASSAËRT, Président du Département, affirme que les 80 km/h "ça ne marche pas", que c'est un "échec" et que le nombre de blessés aurait "littéralement explosé". Suivant une logique absurde, il faudrait donc rouler plus vite parce qu'il y aurait eu plus de blessés. Or, les chiffres officiels contredisent totalement ce qu'affirme à l'unanimité la majorité départementale. En effet, voici d'abord l'évolution observée sur les routes départementales de 2016 à 2024 : - Blessés graves : moins 36 % - Blessés toute gravité : moins 12 % - Nombre d'accidents : moins 20 % - Nombre d'accidents mortels : moins 31 % - Nombre de tués : moins 34 % Sachant que la limitation à 80 km/h est entrée en vigueur le 1er juillet 2019 et que l'année 2020 fut celle des confinements, prenons maintenant l'évolution de l'accidentologie sur les routes départementales de 2021 à 2024 : - Blessés graves : moins 8 % - Blessés toute gravité : moins 15 % - Nombre d'accidents : moins 27 % - Nombre d'accidents mortels : moins 33 % - Nombre de tués : moins 36 % Ces chiffres impressionnants, qui démontrent les bienfaits de la limitation à 80 km/h, chaque conseiller départemental de l'Eure les connaît puisqu'ils ont été communiqués en Session plénière au moment d'étudier cette question. Rappelons encore que sur les départementales de l'Eure, la vitesse est responsable de près de 26 % des accidents. Et quand elle n'en est pas la cause, elle en est le facteur aggravant. Car tout est pire en allant plus vite. Du passager indemne on passe au blessé léger, du blesser léger au blessé grave, et du blessé grave au décès. Ainsi, la vitesse est responsable de 30 % des accidents mortels dans notre département, toutes routes confondues. D'ailleurs, contre ces excès, Charles GIUSTI, Préfet de l'Eure, appelait à la "révolte" en mai dernier. En vain, visiblement. Bref, si elle est sans fondement scientifique, la décision du Département est donc purement idéologique, ce dont son Président ne se cache plus. Pour des raisons électoralistes et populistes la majorité de droite s'est engagée pied au plancher dans cette impasse sans aucune volonté de faire demi-tour, ignorant même les signaux négatifs des spécialistes de la prévention routière. Parce qu'une telle mise en danger est totalement irresponsable, nous continuerons à nous y opposer tout en défendant les grands enjeux que représentent le développement des mobilités douces et le partage de la route entre tous les usagers, pas seulement les automobilistes un peu trop pressés.

Communiqué de presse

ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE

Notre groupe « L'Avenir en Partage » au sein du Conseil départemental de l'Eure, a déjà eu l'occasion de proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration scolaire dans les collèges. Loin d'être une mesure démagogique, cette proposition vise à instaurer plus d'équité pour les familles, dont beaucoup rencontrent de réelles difficultés à boucler leurs fins de mois. Il s'agit d'une mesure de justice sociale qui peut être mise en œuvre à coût constant, par une meilleure répartition des aides et une adaptation des tarifs en fonction des ressources des familles. Nous avions proposé une expérimentation sur un an, dans le canton de Pont-de-l'Arche, et notamment au collège Hyacinthe Langlois. Ce projet devait s'appuyer sur une commission transpartisane, rassemblant l'ensemble des acteurs concernés, afin de garantir un dialogue ouvert et constructif. Malheureusement, notre proposition a été rejetée d'un revers de main par le président du Département, préférant maintenir un tarif unique de 3,30 euros par repas, au mépris des inégalités que ce système entretient. Pourtant, de nombreux départements, de droite comme de gauche, ont déjà mis en œuvre une tarification sociale, avec des résultats probants : • Le Département de la Seine-Saint-Denis a instauré une grille tarifaire allant de 0,50 à 3,80 euros le repas, selon le quotient familial ; • En Ille-et-Vilaine, la tarification est également modulée selon les revenus, avec des tarifs pouvant descendre à moins d'un euro ; • Le Département de la Haute-Garonne propose des repas à 0,50 euro pour les familles les plus modestes, et a constaté une hausse significative de la fréquentation des cantines ; • Dans les Côtes-d'Armor, une tarification progressive a permis de réduire le non-recours à la cantine chez les élèves de familles défavorisées. Ces exemples montrent qu'avec de la volonté politique, il est tout à fait possible de concilier équité sociale et équilibre budgétaire. Nous réitérons donc notre demande au président du Département de l'Eure : reconsidérer notre proposition afin de permettre à l'ensemble des élus de la commission en charge de l'éducation, des collèges et de la jeunesse de travailler, de manière responsable et constructive, sur un dispositif de tarification sociale pour la restauration scolaire. C'est une mesure d'intérêt général, attendue par de nombreuses familles, et un enjeu de justice sociale que nous ne devons pas éluder. Maryannick DESHAYES, Arnaud LEVITRE L'avenir en partage

Communiqué de presse

RETOUR DES 90 KM/H DANS L'EURE : MENSONGES, SILENCES ET OMISSIONS

Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, la majorité au pouvoir a voté en faveur du retour aux 90 km/h sur les routes départementales à compter de 2026. Problème : chiffres et arguments sont, au mieux erronés, au pire mensongers. Quant à nos questions, elles restent sans réponses… On s'étonnera d'abord d'une soudaine obsession de la majorité pour la vitesse : couverture et double page du n° 40, lancement d'une pétition, présence sur les marchés, tribunes à répétition dans le magazine départemental (n° 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47). Pour quel autre projet la majorité départementale mène-t-elle ainsi une telle campagne ? Surtout quand le raisonnement, basé sur des chiffres faux, est aussi absurde : "comme il y a eu plus de morts, vous allez pouvoir rouler plus vite". Le Président met en avant le fait que 52 départements ont déjà rompu avec les 80 km/h. Or, il s'agit d'un retour sur 10, 20 ou 30 % du réseau. En fait, seuls 7 départements sont repassés à 100 % aux 90 km/h. La majorité assure que les 80 km/h "ça ne marche pas", comptabilisant 41 tués sur les routes de l'Eure dès début novembre. Mais c'est un chiffre global avec tous types de routes. En réalité, le nombre de tués sur les départementales est passé de 34 morts en 2021 à 20 tués en 2024, soit une baisse de 41 %. Le tableau récapitulatif envoyé aux élus montre que 2024 est la moins mauvaise année depuis 2017 pour le nombre de tués (hors 2020 et la covid). Quant aux blessés, 2024 est la meilleure année, mieux encore que 2020. Alors pourquoi parler d'"échec" et écrire que le nombre de blessés a "littéralement explosé" ? Le Président assure que ce qui tue, c'est la drogue, l'alcool, la somnolence, le téléphone et les grands excès, en oubliant la cause essentielle et facteur aggravant : la vitesse. Avec elle, tout est plus grave : l'indemne devient blessé ; le blessé léger, un blessé grave ; le blessé grave, un mort. Dès lors, quels partenaires de la sécurité routière et spécialistes de l'accidentologie vont soutenir une augmentation de la vitesse si peu réclamée ? Quelle cohérence avec le travail de sécurisation mené par la Préfecture ? Il y a également le problème du projet des panneaux d'entrée dans le Département avec ce slogan ambigu : "Dans l'Eure, on roule à 90 km/h". La limitation doit en principe être indiquée partout, à tous, et pas seulement à ceux qui arrivent dans l'Eure. Dans l'état actuel, le coût est déjà de 220.000 €. Sans compter les 420 études à réaliser et des équipes alors mobilisées sur tout ce travail et non ailleurs. Avec un trafic en hausse de 10 % depuis 2017, le véritable enjeu est le partage de la route entre diverses mobilités. La route n'est pas qu'aux automobilistes. En aucun cas l'augmentation de la vitesse - polluante et inefficace - ne va favoriser ce partage de la chaussée. Il faut se rendre compte du message ainsi envoyé. Lors de nos nombreuses réunions publiques, nous avons pu constater combien le mécontentement populaire concerne le mauvais état des routes et non leur limitation. La sécurité routière n'est pas une question d'opinion mais bien de vérité scientifique, même s'il est difficile de le faire entendre dans l'hémicycle tout comme d'obtenir des réponses à nos questions…

Communiqué de presse

POUR L'ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE

Évreux, le vendredi 7 février 2025 Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, Arnaud LEVITRE, Conseiller départemental du Canton de Pont-de-l'Arche et Président du groupe L'Avenir en Partage, a proposé la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration dans les collèges eurois. À ce jour, l'ensemble des collèges de l'Eure propose un prix fixe pour les repas de cantine. Si ce tarif est déjà largement supporté par la collectivité - les parents des collégiens payant leur repas 3,50 € quand le coût global s’élève en réalité à 11,50 € - il n'en demeure pas moins pesant pour les familles euroises les plus fragiles. Ainsi, près d'un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois. Le principe de la tarification sociale est simple : à partir de la situation financière des familles, un tarif progressif est appliqué pour régler les repas pris dans les restaurants scolaires des collèges eurois. Ainsi, avec des tarifs différents, l'effort est un peu plus similaire pour les parents. Nul ne sera lésé, ceux payant au tarif le plus élevé voyant toujours les repas de leur enfant largement pris en charge par la collectivité. Dans un contexte financier tendu, l'idée est de fonctionner à budget constant, l'allègement salutaire pour les uns pesant si peu sur les autres. Arnaud LEVITRE propose donc la mise en place d'une commission transpartisane, capable d'étudier les conditions de faisabilité technique d'un tel projet. Il s'agira aussi d'accompagner une phase d'expérimentation dans certains collèges. Cette mesure d'équité serait une étape vers le passage au 100% Bio, accessible à toutes et tous par ce levier de solidarité. Elle permettrait en outre d'encourager, d'accompagner, de soutenir et récompenser une agriculture exigeante et soucieuse de processus de production durables de notre alimentation.

La Dépêche Louviers

COLLÈGES DANS L'EURE : LA FIN DU TARIF UNIQUE À LA CANTINE ?

Les conseillers départementaux Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes vont proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration des collèges de l'Eure. La proposition sera annoncée lors de la séance plénière du 7 février 2025. Le groupe d’opposition l’Avenir en partage représenté par Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Maryannick Deshayes (conseillère municipale à Terres de Bord), soumettra à la majorité départementale son projet de tarification sociale pour les collégiens du département de l’Eure. Actuellement, tous les collégiens paient leur repas 3,50 €. Le coût global (nourriture, agents de service et d’entretien…) pour le Département s’élève lui à 11,50 € par repas. Le département de l’Eure compte 55 collèges ; 23 000 repas sont distribués quotidiennement. "Nous voulons proposer la mise en place d’un tarif social qui tienne compte des revenus des parents tout en respectant le budget départemental", explique Arnaud Levitre. Pour défendre leur proposition, les élus du groupe l’Avenir en partage ont élaboré un plan d’action afin de définir les différentes tranches de revenus et établir une grille tarifaire. « Un tarif plancher pourrait être envisagé pour les revenus les plus modestes ainsi qu’un tarif plafond », détaille Arnaud Levitre. Les élus proposeront la mise en place d’une phase pilote, dans certains collèges – « pourquoi pas celui de Pont-de-l’Arche » – avant de lancer une enquête de satisfaction auprès des familles et du personnel. « Plus globalement, nous souhaiterions mettre en place une commission transpartisane sur l’alimentation. Nous l’avions fait sur la santé, nous nous sommes mis d’accord sur la lutte contre les déserts médicaux, nous avions dégagé un budget, nous voulons maintenant défendre les questions sur l’alimentation », concluent les élus. Arnaud Levitre

Communiqué de presse

PARLER DE GOUVERNER, C'EST SAVOIR AU FOND DE SOI QU'ON EST PRÊT À LE FAIRE

Cette certitude doit être le ciment d'une vie meilleure après l'arrivée de la gauche aux responsabilités d'État (c’est en tous les cas ce que je souhaite). Avec ses convictions plurielles et tellement fortes dans son ensemble, un Nouveau Front populaire est né voilà moins d’un an. Né d'une urgence à agir au regard d'élections répétées et inquiétantes, face au score croissant du parti d'extrême droite, le Rassemblement National, qui n'a réussi en ce sens qu'une seule chose : savoir avancer masqué aux yeux du monde et de ce fait dissimuler son état profond. C'est dans ce contexte, avec la responsabilité d'un Président puéril en prime , que la manette de la dissolution s’actionna. Nous sommes encore dans cette séquence : pas de majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement de droite issu de la famille politique qui a fait le plus petit score des dernières élections législatives (LR), une attente profonde et légitime des Français à trouver des solutions pour que leur vie ajoute quelques rayons de soleil à leur fenêtre chaque matin. Ce n'est donc pas le moment de nous diviser ! De tenter de faire croire que pour gouverner demain, il nous faut d'ores et déjà parler d'accord de non-censure aujourd’hui. Faire cela, c’est, me semble-t-il, prendre le problème par le mauvais bout et c'est décidément faire un pas de côté bien risqué. Nous devrions, avec chacun nos atouts, nous atteler à tenir, porter notre programme commun, à le soulever dans l’amélioration régulière. Cette nouveauté, celle d’un rassemblement réussi, nous pouvons le garantir par notre diversité. S'agissant de dégager des majorités et au regard de la situation qui nous amène à une élection législative à partir de juillet 2025, il nous faudra, texte par texte, trouver des chemins majoritaires. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile mais c'est tout à fait possible en ces temps où l'exécutif politique se trouve grippé du fait de ce calendrier. Chacun d'entre nous à gauche, avec notre sincérité commune, nos convictions fortes, notre attention particulière à entendre le peuple, nous nous devons la discipline de la cohérence, du courage et de la gagne. Les Français nous regardent et pour le moment ils attendent. Ne les décevons pas !

UN CONTOURNEMENT… DES PRIORITÉS DU XXIe SIÈCLE !

Je n'ai pas envie de voir mes enfants et futurs petits-enfants vivre dans un bain de particules fines parce qu'on n'aurait pas su envisager ce siècle du côté du courage et de l'innovation. C'est la raison pour laquelle avec l'association Non à l'Autoroute, le Conseil municipal d'Alizay et la grande majorité de la population, je m'oppose fermement à ce pseudo contournement Est de Rouen. Ces autoroutes A133 et A134 ont été jugées incontournables par l'État pour désengorger l'accès à la ville de Rouen. Or, quand 90% de l'activité industrielle se situe à l'Ouest de la capitale normande, on veut nous vendre de la route à péage de l'autre côté, à l'Est de la ville, où on ne trouve que 10% de l'activité. Il fallait oser ! Ils l'ont fait ! Le maillage autoroutier dans notre région est déjà largement suffisant. Qui peut croire que cette nouvelle infrastructure apportera moins de circulation en ville ? C'est exactement l'inverse que les spécialistes observent. Les gens n'iront pas plus vite mais viendront d'encore plus loin ! Alors pourquoi s'entêter ainsi, si ce n'est pour de sombres intérêts financiers, quand des solutions alternatives et bonnes pour la planète sont proposées par les associations environnementales et les élu.e.s du territoire ? Non seulement, ce projet du siècle dernier ne décongestionnera pas la Métropole de Rouen, laquelle n'en veut pas, mais en plus, il impactera notre département de l'Eure : - Une zone de protection Natura 2000 entre Alizay et Le Manoir-sur-Seine ? Peu importe, on vous servira le cocktail camions, béton, goudron ! - Un risque de pollution des nappes phréatiques ? On aimerait entendre l'État, la DREAL et l'ARS, tous informés de la multiplication sur notre territoire de cancers pédiatriques qui n'en finissent plus d'interroger et d'inquiéter… - Une forêt domaniale et des espaces naturels remarquables ? Qu'à cela ne tienne, les arbres seront coupés sur plus de 500 hectares ! - Une école de football sur le stade d'Alizay, à deux pas du tracé ? Nos jeunes devront peut-être ressortir les masques pour se protéger d'une pollution d'autant plus redoutable qu'il est question d'une colonne à péage à cet endroit ! - Un bruit incessant sur un territoire dont les riverains souffrent déjà du flux conséquent sur les deux voies départementales ? Allez, restons optimistes, on nous fournira peut-être les boules Quies ! On le voit, tout ça n'est pas sérieux ! Surtout qu'existent d'autres propositions crédibles, capables d'apporter des solutions favorisant une mobilité apaisée et sécurisée. Des options ni entendues ni écoutées par ceux qui nous dirigent. Ajoutons que cette profonde balafre sur notre paysage s'élabore en ignorant ce que deviendront les déplacements dans quelques décennies sous l'effet redoutable du dérèglement climatique, mais aussi du fait probable de nouvelles organisations de nos vies professionnelles, entre extension du télétravail et réflexion sur la semaine de quatre jours. Voilà pourquoi nous proposons : 1. d'organiser le quotidien, et tout particulièrement les trajets "domicile-travail" ou "domicile-loisirs" autour du transport en commun, avec un cadencement serré (quasi inexistant sur la rive Nord de la Seine dans l'Eure) mais aussi par le déploiement de pistes cyclables totalement sécurisées et une politique variée d'aides concrètes (acquisition, réparation, stationnement…) ; 2. de créer, de conforter, de développer le fret fluvial pour acheminer les matières premières au plus près de l'activité économique, une solution moins chère, moins polluante et plus efficace que toujours plus de camions sur les routes ; 3. d'organiser la vie du rail en faveur de l'activité économique et du transport journaliser des usagers (aménagement des gares, horaires et fréquence des trains, tarifs…) ; 4. de développer le covoiturage par l'implantation de zones dédiées et protégées, que ça soit dans l'Eure ou la Seine-Maritime ; 5. de supprimer le péage d'Incarville qui, pour l'heure, pousse nombre d'automobilistes à le contourner en venant provoquer des engorgements routiers aux heures de pointe, tout particulièrement pour traverser l'Eure et la Seine à Pont-de-l'Arche. Ces cinq propositions doivent dessiner un avenir viable sur un territoire habitable, revigoré dans sa dimension environnementale, ses besoins économiques le tout pour un quotidien plus confortable. Les citoyen.ne.s n'en peuvent plus des pratiques d'État autoritaires et technocratiques. Celles et ceux qui vivent ici doivent avoir leur mot à dire. Maintenir ce projet polluant, coûteux et obsolète - malgré les récentes réserves du Conseil d’Orientation des Infrastructures - est un bras d'honneur écologique, une sorte de 49.3 démocratique ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on a déjà eu notre dose… Agissons avec rigueur, ambition et exigence. Les futures générations nous remercieront.

Alizay L'actu

CONTOURNEMENT CÔTÉ SCIENCES

Pourquoi mettre une seconde autoroute à côté de la première ? Parce que "ce projet désengorgera la métropole rouennaise" répond Jean CASTEX (15/12/2021). Problème : c'est faux. Le chercheur Aurélien BIGO l'explique bien : "Avec une route plus rapide, le trafic se restructure, à la fois par des effets immédiats de changements d’itinéraires, de mode ou d’heure de départ, mais aussi à plus long terme, en encourageant à de plus longues distances. Comme les trafics augmentent, les embouteillages sont loin de disparaître voire peuvent se recréer et être supérieurs à la situation initiale". On observe d'ailleurs l'abandon de projets autoroutiers au Pays de Galles et en Autriche. Si nous allons plus vite qu'avant, c'est aussi pour aller plus loin. D'où des distances jamais vues entre domicile et travail qui expliquent nombre de bouchons aux abords de Rouen. Un contournement ne changera rien comme le reconnaissent les services de l'Etat :"les 300 000 déplacements domicile-travail internes à ce territoire sont dans leur grande majorité relativement courts puisqu´ils s´effectuent essentiellement en milieu urbain". Une nouvelle autoroute (payante !) c'est moins d'argent investi dans les déplacements moins polluants (ferroviaire, fluvial), un dérèglement climatique accéléré et encore plus de pollution (100.000 décès prématurés par an en France). En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant été très clair : "La promesse que je veux qu'ensemble nous tenions pour les années à venir, c'est […] ne pas relancer de grands projets nouveaux". "Ce qu'il nous faut penser […] ce sont les investissements pour ces nouvelles mobilités". "La France doit choisir et elle doit à présent davantage concentrer ses efforts, ses investissements sur la rénovation des réseaux existants". Il concluait : "Il faut écouter les élus qui savent, qui connaissent les besoins de leurs populations et les attentes". A bon entendeur !

Alizay L'actu

CONTOURNEMENT : POINT DE VUE D'UN MAIRE

Ce n'est pas un secret : je suis un enfant de ce village. C'est un peu mon "pays", celui où j'ai grandi, appris, mûri. Un territoire que j'ai vu changer pour évoluer, se transformer pour mieux se développer. Tout cela m'a poussé à m'y engager, entre respect des traditions et nécessaire modernisation. Car aux solutions du passé qu'on veut nous imposer, je veux opposer l'innovation, l'imagination. Cette année encore, sur la base de 187 critères retenus (INSEE), Alizay est classé n°1 des villages* de l'Eure où il fait bon vivre. A nous d'agir pour rester les premiers !