PARLER DE GOUVERNER, C'EST SAVOIR AU FOND DE SOI QU'ON EST PRÊT À LE FAIRE
Publié dans Communiqué de presse
Cette certitude doit être le ciment d'une vie meilleure après l'arrivée de la gauche aux responsabilités d'État (c’est en tous les cas ce que je souhaite). Avec ses convictions plurielles et tellement fortes dans son ensemble, un Nouveau Front populaire est né voilà moins d’un an. Né d'une urgence à agir au regard d'élections répétées et inquiétantes, face au score croissant du parti d'extrême droite, le Rassemblement National, qui n'a réussi en ce sens qu'une seule chose : savoir avancer masqué aux yeux du monde et de ce fait dissimuler son état profond. C'est dans ce contexte, avec la responsabilité d'un Président puéril en prime , que la manette de la dissolution s’actionna. Nous sommes encore dans cette séquence : pas de majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement de droite issu de la famille politique qui a fait le plus petit score des dernières élections législatives (LR), une attente profonde et légitime des Français à trouver des solutions pour que leur vie ajoute quelques rayons de soleil à leur fenêtre chaque matin. Ce n'est donc pas le moment de nous diviser ! De tenter de faire croire que pour gouverner demain, il nous faut d'ores et déjà parler d'accord de non-censure aujourd’hui. Faire cela, c’est, me semble-t-il, prendre le problème par le mauvais bout et c'est décidément faire un pas de côté bien risqué. Nous devrions, avec chacun nos atouts, nous atteler à tenir, porter notre programme commun, à le soulever dans l’amélioration régulière. Cette nouveauté, celle d’un rassemblement réussi, nous pouvons le garantir par notre diversité. S'agissant de dégager des majorités et au regard de la situation qui nous amène à une élection législative à partir de juillet 2025, il nous faudra, texte par texte, trouver des chemins majoritaires. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile mais c'est tout à fait possible en ces temps où l'exécutif politique se trouve grippé du fait de ce calendrier. Chacun d'entre nous à gauche, avec notre sincérité commune, nos convictions fortes, notre attention particulière à entendre le peuple, nous nous devons la discipline de la cohérence, du courage et de la gagne. Les Français nous regardent et pour le moment ils attendent. Ne les décevons pas !
Mais aussi ...
POUR L'ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Évreux, le vendredi 7 février 2025 Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, Arnaud LEVITRE, Conseiller départemental du Canton de Pont-de-l'Arche et Président du groupe L'Avenir en Partage, a proposé la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration dans les collèges eurois. À ce jour, l'ensemble des collèges de l'Eure propose un prix fixe pour les repas de cantine. Si ce tarif est déjà largement supporté par la collectivité - les parents des collégiens payant leur repas 3,50 € quand le coût global s’élève en réalité à 11,50 € - il n'en demeure pas moins pesant pour les familles euroises les plus fragiles. Ainsi, près d'un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois. Le principe de la tarification sociale est simple : à partir de la situation financière des familles, un tarif progressif est appliqué pour régler les repas pris dans les restaurants scolaires des collèges eurois. Ainsi, avec des tarifs différents, l'effort est un peu plus similaire pour les parents. Nul ne sera lésé, ceux payant au tarif le plus élevé voyant toujours les repas de leur enfant largement pris en charge par la collectivité. Dans un contexte financier tendu, l'idée est de fonctionner à budget constant, l'allègement salutaire pour les uns pesant si peu sur les autres. Arnaud LEVITRE propose donc la mise en place d'une commission transpartisane, capable d'étudier les conditions de faisabilité technique d'un tel projet. Il s'agira aussi d'accompagner une phase d'expérimentation dans certains collèges. Cette mesure d'équité serait une étape vers le passage au 100% Bio, accessible à toutes et tous par ce levier de solidarité. Elle permettrait en outre d'encourager, d'accompagner, de soutenir et récompenser une agriculture exigeante et soucieuse de processus de production durables de notre alimentation.
RETOUR DES 90 KM/H DANS L'EURE : MENSONGES, SILENCES ET OMISSIONS
Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, la majorité au pouvoir a voté en faveur du retour aux 90 km/h sur les routes départementales à compter de 2026. Problème : chiffres et arguments sont, au mieux erronés, au pire mensongers. Quant à nos questions, elles restent sans réponses… On s'étonnera d'abord d'une soudaine obsession de la majorité pour la vitesse : couverture et double page du n° 40, lancement d'une pétition, présence sur les marchés, tribunes à répétition dans le magazine départemental (n° 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47). Pour quel autre projet la majorité départementale mène-t-elle ainsi une telle campagne ? Surtout quand le raisonnement, basé sur des chiffres faux, est aussi absurde : "comme il y a eu plus de morts, vous allez pouvoir rouler plus vite". Le Président met en avant le fait que 52 départements ont déjà rompu avec les 80 km/h. Or, il s'agit d'un retour sur 10, 20 ou 30 % du réseau. En fait, seuls 7 départements sont repassés à 100 % aux 90 km/h. La majorité assure que les 80 km/h "ça ne marche pas", comptabilisant 41 tués sur les routes de l'Eure dès début novembre. Mais c'est un chiffre global avec tous types de routes. En réalité, le nombre de tués sur les départementales est passé de 34 morts en 2021 à 20 tués en 2024, soit une baisse de 41 %. Le tableau récapitulatif envoyé aux élus montre que 2024 est la moins mauvaise année depuis 2017 pour le nombre de tués (hors 2020 et la covid). Quant aux blessés, 2024 est la meilleure année, mieux encore que 2020. Alors pourquoi parler d'"échec" et écrire que le nombre de blessés a "littéralement explosé" ? Le Président assure que ce qui tue, c'est la drogue, l'alcool, la somnolence, le téléphone et les grands excès, en oubliant la cause essentielle et facteur aggravant : la vitesse. Avec elle, tout est plus grave : l'indemne devient blessé ; le blessé léger, un blessé grave ; le blessé grave, un mort. Dès lors, quels partenaires de la sécurité routière et spécialistes de l'accidentologie vont soutenir une augmentation de la vitesse si peu réclamée ? Quelle cohérence avec le travail de sécurisation mené par la Préfecture ? Il y a également le problème du projet des panneaux d'entrée dans le Département avec ce slogan ambigu : "Dans l'Eure, on roule à 90 km/h". La limitation doit en principe être indiquée partout, à tous, et pas seulement à ceux qui arrivent dans l'Eure. Dans l'état actuel, le coût est déjà de 220.000 €. Sans compter les 420 études à réaliser et des équipes alors mobilisées sur tout ce travail et non ailleurs. Avec un trafic en hausse de 10 % depuis 2017, le véritable enjeu est le partage de la route entre diverses mobilités. La route n'est pas qu'aux automobilistes. En aucun cas l'augmentation de la vitesse - polluante et inefficace - ne va favoriser ce partage de la chaussée. Il faut se rendre compte du message ainsi envoyé. Lors de nos nombreuses réunions publiques, nous avons pu constater combien le mécontentement populaire concerne le mauvais état des routes et non leur limitation. La sécurité routière n'est pas une question d'opinion mais bien de vérité scientifique, même s'il est difficile de le faire entendre dans l'hémicycle tout comme d'obtenir des réponses à nos questions…
ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Notre groupe « L'Avenir en Partage » au sein du Conseil départemental de l'Eure, a déjà eu l'occasion de proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration scolaire dans les collèges. Loin d'être une mesure démagogique, cette proposition vise à instaurer plus d'équité pour les familles, dont beaucoup rencontrent de réelles difficultés à boucler leurs fins de mois. Il s'agit d'une mesure de justice sociale qui peut être mise en œuvre à coût constant, par une meilleure répartition des aides et une adaptation des tarifs en fonction des ressources des familles. Nous avions proposé une expérimentation sur un an, dans le canton de Pont-de-l'Arche, et notamment au collège Hyacinthe Langlois. Ce projet devait s'appuyer sur une commission transpartisane, rassemblant l'ensemble des acteurs concernés, afin de garantir un dialogue ouvert et constructif. Malheureusement, notre proposition a été rejetée d'un revers de main par le président du Département, préférant maintenir un tarif unique de 3,30 euros par repas, au mépris des inégalités que ce système entretient. Pourtant, de nombreux départements, de droite comme de gauche, ont déjà mis en œuvre une tarification sociale, avec des résultats probants : • Le Département de la Seine-Saint-Denis a instauré une grille tarifaire allant de 0,50 à 3,80 euros le repas, selon le quotient familial ; • En Ille-et-Vilaine, la tarification est également modulée selon les revenus, avec des tarifs pouvant descendre à moins d'un euro ; • Le Département de la Haute-Garonne propose des repas à 0,50 euro pour les familles les plus modestes, et a constaté une hausse significative de la fréquentation des cantines ; • Dans les Côtes-d'Armor, une tarification progressive a permis de réduire le non-recours à la cantine chez les élèves de familles défavorisées. Ces exemples montrent qu'avec de la volonté politique, il est tout à fait possible de concilier équité sociale et équilibre budgétaire. Nous réitérons donc notre demande au président du Département de l'Eure : reconsidérer notre proposition afin de permettre à l'ensemble des élus de la commission en charge de l'éducation, des collèges et de la jeunesse de travailler, de manière responsable et constructive, sur un dispositif de tarification sociale pour la restauration scolaire. C'est une mesure d'intérêt général, attendue par de nombreuses familles, et un enjeu de justice sociale que nous ne devons pas éluder. Maryannick DESHAYES, Arnaud LEVITRE L'avenir en partage
LES ÉLUS D'ALIZAY : POUR LA GRÈVE, CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES !
Plus de 90% des actifs rejettent le projet sur les retraites. Et pour cause ! Gouvernement et Medef ne visent pas l'équilibre budgétaire mais une lente privatisation. Toutes les alternatives proposées par les parlementaires de gauche ont été rejetées car, pour Macron, pas touche à la finance d'où est issu cet ex-banquier d'affaires. Le mouvement du 7 mars était le plus massif des 30 dernières années. Une colère justifiée puisque les sociétés du CAC40 battent un nouveau record de bénéfices pendant que nous subissons les conséquences de la guerre en Ukraine, de l'inflation, des crises climatiques, énergétiques et sanitaires. Avec ses baisses de taxes et d'impôts, son refus de prendre l'argent où il s'entasse, Macron pratique la politique de la "caisse vide" qui assèche nos services publics tout autant que nos retraites. Plus on produit de richesses, moins la répartition est juste. D'ailleurs, repousser de 2 ans l'âge de départ, augmentera le chômage, les recours au RSA et les arrêts maladie. Bref, le mouvement doit sortir vainqueur car, en démocratie, on ne gouverne pas contre son peuple.
