PARLER DE GOUVERNER, C'EST SAVOIR AU FOND DE SOI QU'ON EST PRÊT À LE FAIRE
Publié dans Communiqué de presse
Cette certitude doit être le ciment d'une vie meilleure après l'arrivée de la gauche aux responsabilités d'État (c’est en tous les cas ce que je souhaite). Avec ses convictions plurielles et tellement fortes dans son ensemble, un Nouveau Front populaire est né voilà moins d’un an. Né d'une urgence à agir au regard d'élections répétées et inquiétantes, face au score croissant du parti d'extrême droite, le Rassemblement National, qui n'a réussi en ce sens qu'une seule chose : savoir avancer masqué aux yeux du monde et de ce fait dissimuler son état profond. C'est dans ce contexte, avec la responsabilité d'un Président puéril en prime , que la manette de la dissolution s’actionna. Nous sommes encore dans cette séquence : pas de majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement de droite issu de la famille politique qui a fait le plus petit score des dernières élections législatives (LR), une attente profonde et légitime des Français à trouver des solutions pour que leur vie ajoute quelques rayons de soleil à leur fenêtre chaque matin. Ce n'est donc pas le moment de nous diviser ! De tenter de faire croire que pour gouverner demain, il nous faut d'ores et déjà parler d'accord de non-censure aujourd’hui. Faire cela, c’est, me semble-t-il, prendre le problème par le mauvais bout et c'est décidément faire un pas de côté bien risqué. Nous devrions, avec chacun nos atouts, nous atteler à tenir, porter notre programme commun, à le soulever dans l’amélioration régulière. Cette nouveauté, celle d’un rassemblement réussi, nous pouvons le garantir par notre diversité. S'agissant de dégager des majorités et au regard de la situation qui nous amène à une élection législative à partir de juillet 2025, il nous faudra, texte par texte, trouver des chemins majoritaires. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile mais c'est tout à fait possible en ces temps où l'exécutif politique se trouve grippé du fait de ce calendrier. Chacun d'entre nous à gauche, avec notre sincérité commune, nos convictions fortes, notre attention particulière à entendre le peuple, nous nous devons la discipline de la cohérence, du courage et de la gagne. Les Français nous regardent et pour le moment ils attendent. Ne les décevons pas !
Mais aussi ...
RETOUR DES 90 KM/H : VITESSE ET PRÉCIPITATION DANS L'EURE !
Depuis des mois, emmenée par Sébastien LECORNU, la majorité de droite du Conseil départemental de l'Eure porte de façon obsessionnelle le projet d'un retour aux 90 km/h sur les routes euroises : pétition, présence sur les marchés, dossier dans le magazine départemental et tribunes dans les numéros 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47. Pire, Alexandre RASSAËRT, Président du Département, affirme que les 80 km/h "ça ne marche pas", que c'est un "échec" et que le nombre de blessés aurait "littéralement explosé". Suivant une logique absurde, il faudrait donc rouler plus vite parce qu'il y aurait eu plus de blessés. Or, les chiffres officiels contredisent totalement ce qu'affirme à l'unanimité la majorité départementale. En effet, voici d'abord l'évolution observée sur les routes départementales de 2016 à 2024 : - Blessés graves : moins 36 % - Blessés toute gravité : moins 12 % - Nombre d'accidents : moins 20 % - Nombre d'accidents mortels : moins 31 % - Nombre de tués : moins 34 % Sachant que la limitation à 80 km/h est entrée en vigueur le 1er juillet 2019 et que l'année 2020 fut celle des confinements, prenons maintenant l'évolution de l'accidentologie sur les routes départementales de 2021 à 2024 : - Blessés graves : moins 8 % - Blessés toute gravité : moins 15 % - Nombre d'accidents : moins 27 % - Nombre d'accidents mortels : moins 33 % - Nombre de tués : moins 36 % Ces chiffres impressionnants, qui démontrent les bienfaits de la limitation à 80 km/h, chaque conseiller départemental de l'Eure les connaît puisqu'ils ont été communiqués en Session plénière au moment d'étudier cette question. Rappelons encore que sur les départementales de l'Eure, la vitesse est responsable de près de 26 % des accidents. Et quand elle n'en est pas la cause, elle en est le facteur aggravant. Car tout est pire en allant plus vite. Du passager indemne on passe au blessé léger, du blesser léger au blessé grave, et du blessé grave au décès. Ainsi, la vitesse est responsable de 30 % des accidents mortels dans notre département, toutes routes confondues. D'ailleurs, contre ces excès, Charles GIUSTI, Préfet de l'Eure, appelait à la "révolte" en mai dernier. En vain, visiblement. Bref, si elle est sans fondement scientifique, la décision du Département est donc purement idéologique, ce dont son Président ne se cache plus. Pour des raisons électoralistes et populistes la majorité de droite s'est engagée pied au plancher dans cette impasse sans aucune volonté de faire demi-tour, ignorant même les signaux négatifs des spécialistes de la prévention routière. Parce qu'une telle mise en danger est totalement irresponsable, nous continuerons à nous y opposer tout en défendant les grands enjeux que représentent le développement des mobilités douces et le partage de la route entre tous les usagers, pas seulement les automobilistes un peu trop pressés.
COLLÈGES DANS L'EURE : LA FIN DU TARIF UNIQUE À LA CANTINE ?
Les conseillers départementaux Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes vont proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration des collèges de l'Eure. La proposition sera annoncée lors de la séance plénière du 7 février 2025. Le groupe d’opposition l’Avenir en partage représenté par Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Maryannick Deshayes (conseillère municipale à Terres de Bord), soumettra à la majorité départementale son projet de tarification sociale pour les collégiens du département de l’Eure. Actuellement, tous les collégiens paient leur repas 3,50 €. Le coût global (nourriture, agents de service et d’entretien…) pour le Département s’élève lui à 11,50 € par repas. Le département de l’Eure compte 55 collèges ; 23 000 repas sont distribués quotidiennement. "Nous voulons proposer la mise en place d’un tarif social qui tienne compte des revenus des parents tout en respectant le budget départemental", explique Arnaud Levitre. Pour défendre leur proposition, les élus du groupe l’Avenir en partage ont élaboré un plan d’action afin de définir les différentes tranches de revenus et établir une grille tarifaire. « Un tarif plancher pourrait être envisagé pour les revenus les plus modestes ainsi qu’un tarif plafond », détaille Arnaud Levitre. Les élus proposeront la mise en place d’une phase pilote, dans certains collèges – « pourquoi pas celui de Pont-de-l’Arche » – avant de lancer une enquête de satisfaction auprès des familles et du personnel. « Plus globalement, nous souhaiterions mettre en place une commission transpartisane sur l’alimentation. Nous l’avions fait sur la santé, nous nous sommes mis d’accord sur la lutte contre les déserts médicaux, nous avions dégagé un budget, nous voulons maintenant défendre les questions sur l’alimentation », concluent les élus. Arnaud Levitre
CONTOURNEMENT CÔTÉ SCIENCES
Pourquoi mettre une seconde autoroute à côté de la première ? Parce que "ce projet désengorgera la métropole rouennaise" répond Jean CASTEX (15/12/2021). Problème : c'est faux. Le chercheur Aurélien BIGO l'explique bien : "Avec une route plus rapide, le trafic se restructure, à la fois par des effets immédiats de changements d’itinéraires, de mode ou d’heure de départ, mais aussi à plus long terme, en encourageant à de plus longues distances. Comme les trafics augmentent, les embouteillages sont loin de disparaître voire peuvent se recréer et être supérieurs à la situation initiale". On observe d'ailleurs l'abandon de projets autoroutiers au Pays de Galles et en Autriche. Si nous allons plus vite qu'avant, c'est aussi pour aller plus loin. D'où des distances jamais vues entre domicile et travail qui expliquent nombre de bouchons aux abords de Rouen. Un contournement ne changera rien comme le reconnaissent les services de l'Etat :"les 300 000 déplacements domicile-travail internes à ce territoire sont dans leur grande majorité relativement courts puisqu´ils s´effectuent essentiellement en milieu urbain". Une nouvelle autoroute (payante !) c'est moins d'argent investi dans les déplacements moins polluants (ferroviaire, fluvial), un dérèglement climatique accéléré et encore plus de pollution (100.000 décès prématurés par an en France). En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant été très clair : "La promesse que je veux qu'ensemble nous tenions pour les années à venir, c'est […] ne pas relancer de grands projets nouveaux". "Ce qu'il nous faut penser […] ce sont les investissements pour ces nouvelles mobilités". "La France doit choisir et elle doit à présent davantage concentrer ses efforts, ses investissements sur la rénovation des réseaux existants". Il concluait : "Il faut écouter les élus qui savent, qui connaissent les besoins de leurs populations et les attentes". A bon entendeur !
À VÉLO ? ON DÉPASSE LES AUTOS !
Une récente enquête du Département de l'Eure nous apprend que 40 % des habitants ne se sentent pas en sécurité à vélo et qu'ils sont même 50 % à regretter le manque d'aménagement de voies cyclables. Difficile de leur donner tort quand on connaît les risques d'accidents, parfois mortels, en zone urbaine et en dehors (niveau 4 fois plus élevé hors agglomération). En France, en 2022, ce sont ainsi 244 cyclistes qui ont perdu la vie, soit une hausse de 30 % si on compare à l'année avant Covid. Malgré cet indicateur inquiétant, l'engouement est là, avec une pratique du vélo qui a progressé d'environ 20% en 3 ans. Il faut dire que c'est économique, bon pour la santé physique et mentale, respectueux de l'environnement et, du coup, préférable à l'avenir pour certains trajets. Mais encore faut-il avoir des pistes cyclables sécurisées, pratiques, séparées et protégées de la route, avec des possibilités de parking, de locations et connexions. Malheureusement, la route départementale 6015, qui permet à 20.000 véhicules par jour de traverser la Seine à hauteur de Pont-de-l'Arche, s'avère trop dangereuse à vélo. Se rendre sur l'autre rive est pourtant le trajet quotidien de beaucoup d'habitants pour aller au travail, faire ses courses ou rejoindre la gare d'Alizay dont la desserte va passer de 4 à 12 arrêts quotidiens à partir de 2024. C'est aussi le trajet des adolescents de la rive Nord pour rejoindre le collège Hyacinthe Langlois et en revenir. Voilà pourquoi nous venons de demander au Président du Conseil départemental de bien vouloir travailler avec nous à la réalisation d'une piste cyclable qui permettra de relier les communes d'Igoville et d'Alizay à celle de Pont-de-l'Arche.
