POUR L'ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Publié dans Communiqué de presse
Évreux, le vendredi 7 février 2025 Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, Arnaud LEVITRE, Conseiller départemental du Canton de Pont-de-l'Arche et Président du groupe L'Avenir en Partage, a proposé la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration dans les collèges eurois. À ce jour, l'ensemble des collèges de l'Eure propose un prix fixe pour les repas de cantine. Si ce tarif est déjà largement supporté par la collectivité - les parents des collégiens payant leur repas 3,50 € quand le coût global s’élève en réalité à 11,50 € - il n'en demeure pas moins pesant pour les familles euroises les plus fragiles. Ainsi, près d'un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois. Le principe de la tarification sociale est simple : à partir de la situation financière des familles, un tarif progressif est appliqué pour régler les repas pris dans les restaurants scolaires des collèges eurois. Ainsi, avec des tarifs différents, l'effort est un peu plus similaire pour les parents. Nul ne sera lésé, ceux payant au tarif le plus élevé voyant toujours les repas de leur enfant largement pris en charge par la collectivité. Dans un contexte financier tendu, l'idée est de fonctionner à budget constant, l'allègement salutaire pour les uns pesant si peu sur les autres. Arnaud LEVITRE propose donc la mise en place d'une commission transpartisane, capable d'étudier les conditions de faisabilité technique d'un tel projet. Il s'agira aussi d'accompagner une phase d'expérimentation dans certains collèges. Cette mesure d'équité serait une étape vers le passage au 100% Bio, accessible à toutes et tous par ce levier de solidarité. Elle permettrait en outre d'encourager, d'accompagner, de soutenir et récompenser une agriculture exigeante et soucieuse de processus de production durables de notre alimentation.
Mais aussi ...
ÉDUCATION : UN MINISTRE QUI MONTE ? NON, UNE ÉCOLE QUI DÉGRINGOLE !
Des uniformes pour cacher les inégalités sans s'y attaquer, des redoublements dont on connaît l'inutilité, des groupes de niveau pour séparer les enfants dès 11 ans : pas une semaine ne passe sans que Gabriel Attal nous montre qu'il a les solutions… de ceux qui n'en ont pas ! Pendant ce temps, l'Ecole est en chute libre comme l'ont montré les récents résultats de l'enquête PISA. Si le chouchou fait son show de studio en plateau, c'est parce qu'après 6 ans ½, le bilan de Macron est catastrophique. À la rentrée, il manquait des professeurs dans au moins la moitié des collèges et lycées. Et ce, malgré des recrutements en 30 minutes, sans concours, sans formation et sans les diplômes requis ! Il y a peu, au collège Allais de Val-de-Reuil, deux classes étaient privées de cours de français depuis près d'un mois. Au lycée Buisson d'Elbeuf, six classes n'avaient plus cours de physique-chimie depuis trois mois. A Pont-de-l'Arche, un professeur n'était toujours pas remplacé après 6 semaines d'arrêt-maladie ! Pourtant, le Président de la République avait promis des enseignants remplacés "systématiquement", et même "du jour au lendemain". On en est loin. Et que dire des enfants en situation de handicap qui n'ont même pas leurs accompagnatrices malgré les notifications ? Le Code de l'Éducation indique pourtant que "l'éducation est la première priorité nationale". Or, les économies faites sur le dos des élèves vont nous coûter cher. Il faut investir massivement dans l'éducation en partant des besoins réels, rendre ses métiers attractifs, baisser les effectifs, soutenir les initiatives et les projets. Car s'il y a bien une chose interdite en éducation, c'est le fatalisme face aux injustices.
RETOUR DES 90 KM/H DANS L'EURE : MENSONGES, SILENCES ET OMISSIONS
Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, la majorité au pouvoir a voté en faveur du retour aux 90 km/h sur les routes départementales à compter de 2026. Problème : chiffres et arguments sont, au mieux erronés, au pire mensongers. Quant à nos questions, elles restent sans réponses… On s'étonnera d'abord d'une soudaine obsession de la majorité pour la vitesse : couverture et double page du n° 40, lancement d'une pétition, présence sur les marchés, tribunes à répétition dans le magazine départemental (n° 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47). Pour quel autre projet la majorité départementale mène-t-elle ainsi une telle campagne ? Surtout quand le raisonnement, basé sur des chiffres faux, est aussi absurde : "comme il y a eu plus de morts, vous allez pouvoir rouler plus vite". Le Président met en avant le fait que 52 départements ont déjà rompu avec les 80 km/h. Or, il s'agit d'un retour sur 10, 20 ou 30 % du réseau. En fait, seuls 7 départements sont repassés à 100 % aux 90 km/h. La majorité assure que les 80 km/h "ça ne marche pas", comptabilisant 41 tués sur les routes de l'Eure dès début novembre. Mais c'est un chiffre global avec tous types de routes. En réalité, le nombre de tués sur les départementales est passé de 34 morts en 2021 à 20 tués en 2024, soit une baisse de 41 %. Le tableau récapitulatif envoyé aux élus montre que 2024 est la moins mauvaise année depuis 2017 pour le nombre de tués (hors 2020 et la covid). Quant aux blessés, 2024 est la meilleure année, mieux encore que 2020. Alors pourquoi parler d'"échec" et écrire que le nombre de blessés a "littéralement explosé" ? Le Président assure que ce qui tue, c'est la drogue, l'alcool, la somnolence, le téléphone et les grands excès, en oubliant la cause essentielle et facteur aggravant : la vitesse. Avec elle, tout est plus grave : l'indemne devient blessé ; le blessé léger, un blessé grave ; le blessé grave, un mort. Dès lors, quels partenaires de la sécurité routière et spécialistes de l'accidentologie vont soutenir une augmentation de la vitesse si peu réclamée ? Quelle cohérence avec le travail de sécurisation mené par la Préfecture ? Il y a également le problème du projet des panneaux d'entrée dans le Département avec ce slogan ambigu : "Dans l'Eure, on roule à 90 km/h". La limitation doit en principe être indiquée partout, à tous, et pas seulement à ceux qui arrivent dans l'Eure. Dans l'état actuel, le coût est déjà de 220.000 €. Sans compter les 420 études à réaliser et des équipes alors mobilisées sur tout ce travail et non ailleurs. Avec un trafic en hausse de 10 % depuis 2017, le véritable enjeu est le partage de la route entre diverses mobilités. La route n'est pas qu'aux automobilistes. En aucun cas l'augmentation de la vitesse - polluante et inefficace - ne va favoriser ce partage de la chaussée. Il faut se rendre compte du message ainsi envoyé. Lors de nos nombreuses réunions publiques, nous avons pu constater combien le mécontentement populaire concerne le mauvais état des routes et non leur limitation. La sécurité routière n'est pas une question d'opinion mais bien de vérité scientifique, même s'il est difficile de le faire entendre dans l'hémicycle tout comme d'obtenir des réponses à nos questions…
COLLÈGES DANS L'EURE : LA FIN DU TARIF UNIQUE À LA CANTINE ?
Les conseillers départementaux Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes vont proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration des collèges de l'Eure. La proposition sera annoncée lors de la séance plénière du 7 février 2025. Le groupe d’opposition l’Avenir en partage représenté par Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Maryannick Deshayes (conseillère municipale à Terres de Bord), soumettra à la majorité départementale son projet de tarification sociale pour les collégiens du département de l’Eure. Actuellement, tous les collégiens paient leur repas 3,50 €. Le coût global (nourriture, agents de service et d’entretien…) pour le Département s’élève lui à 11,50 € par repas. Le département de l’Eure compte 55 collèges ; 23 000 repas sont distribués quotidiennement. "Nous voulons proposer la mise en place d’un tarif social qui tienne compte des revenus des parents tout en respectant le budget départemental", explique Arnaud Levitre. Pour défendre leur proposition, les élus du groupe l’Avenir en partage ont élaboré un plan d’action afin de définir les différentes tranches de revenus et établir une grille tarifaire. « Un tarif plancher pourrait être envisagé pour les revenus les plus modestes ainsi qu’un tarif plafond », détaille Arnaud Levitre. Les élus proposeront la mise en place d’une phase pilote, dans certains collèges – « pourquoi pas celui de Pont-de-l’Arche » – avant de lancer une enquête de satisfaction auprès des familles et du personnel. « Plus globalement, nous souhaiterions mettre en place une commission transpartisane sur l’alimentation. Nous l’avions fait sur la santé, nous nous sommes mis d’accord sur la lutte contre les déserts médicaux, nous avions dégagé un budget, nous voulons maintenant défendre les questions sur l’alimentation », concluent les élus. Arnaud Levitre
Non à la folie d'une escalade militaire !
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, nous réaffirmons avec force une conviction constante : la guerre n’a jamais apporté la paix dans cette région du monde. Chaque intervention armée, chaque frappe, chaque riposte a nourri un engrenage de violences dont les premières victimes sont toujours les peuples. Nous regrettons profondément que la voie diplomatique n’ait pas été privilégiée. Dans un contexte déjà marqué par des tensions historiques et géopolitiques complexes, le recours aux armes constitue un échec collectif. La communauté internationale doit œuvrer sans délai à la désescalade, au cessez-le-feu et au retour au dialogue dans le respect du droit international. Nous ne sommes pas dupes pour autant de la nature du régime iranien. Le pouvoir en place à Téhéran est un régime autoritaire et tyrannique qui réprime les libertés fondamentales, muselle l’opposition, opprime les femmes et sanctionne durement toute contestation démocratique. Notre solidarité va au peuple iranien — aux femmes, aux travailleurs, aux étudiants, aux défenseurs des droits humains — qui se battent avec courage pour la liberté, la justice sociale et la dignité. S’opposer à la guerre ne signifie en rien fermer les yeux sur la répression. Bien au contraire : la paix véritable ne peut se construire que sur la démocratie, les droits humains et les conquêtes sociales. Les bombes n’émancipent pas les peuples. Seule une diplomatie exigeante, cohérente et indépendante peut créer les conditions d’une stabilité durable. Nous fustigeons par ailleurs la position de la France qui affirme ne pas avoir été informée des frappes israélo-américaines. Une telle situation révèle un affaiblissement préoccupant de notre pays sur la scène internationale. La France fut longtemps respectée et écoutée pour la singularité et l’indépendance de sa diplomatie au Moyen-Orient. La voir reléguée au rang de spectatrice d’événements majeurs interroge sur la perte d’influence et sur l’effacement progressif de sa voix. Nous refusons cette résignation. La France doit retrouver une diplomatie forte, indépendante, capable de parler à toutes les parties et de défendre une ligne claire : la paix, le multilatéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des droits sociaux et humains. Parce que notre engagement est celui des peuples, de la justice sociale et de la paix, nous appelons à la désescalade immédiate, au retour aux négociations et au soutien actif à toutes celles et ceux qui luttent, en Iran comme ailleurs, pour la liberté et l’égalité.
