CONTOURNEMENT : POINT DE VUE D'UN MAIRE
Publié dans Alizay L'actu
Ce n'est pas un secret : je suis un enfant de ce village. C'est un peu mon "pays", celui où j'ai grandi, appris, mûri. Un territoire que j'ai vu changer pour évoluer, se transformer pour mieux se développer. Tout cela m'a poussé à m'y engager, entre respect des traditions et nécessaire modernisation. Car aux solutions du passé qu'on veut nous imposer, je veux opposer l'innovation, l'imagination. Cette année encore, sur la base de 187 critères retenus (INSEE), Alizay est classé n°1 des villages* de l'Eure où il fait bon vivre. A nous d'agir pour rester les premiers !
Mais aussi ...
RETOUR DES 90 KM/H : VITESSE ET PRÉCIPITATION DANS L'EURE !
Depuis des mois, emmenée par Sébastien LECORNU, la majorité de droite du Conseil départemental de l'Eure porte de façon obsessionnelle le projet d'un retour aux 90 km/h sur les routes euroises : pétition, présence sur les marchés, dossier dans le magazine départemental et tribunes dans les numéros 40, 41, 42, 43, 45, 46 et 47. Pire, Alexandre RASSAËRT, Président du Département, affirme que les 80 km/h "ça ne marche pas", que c'est un "échec" et que le nombre de blessés aurait "littéralement explosé". Suivant une logique absurde, il faudrait donc rouler plus vite parce qu'il y aurait eu plus de blessés. Or, les chiffres officiels contredisent totalement ce qu'affirme à l'unanimité la majorité départementale. En effet, voici d'abord l'évolution observée sur les routes départementales de 2016 à 2024 : - Blessés graves : moins 36 % - Blessés toute gravité : moins 12 % - Nombre d'accidents : moins 20 % - Nombre d'accidents mortels : moins 31 % - Nombre de tués : moins 34 % Sachant que la limitation à 80 km/h est entrée en vigueur le 1er juillet 2019 et que l'année 2020 fut celle des confinements, prenons maintenant l'évolution de l'accidentologie sur les routes départementales de 2021 à 2024 : - Blessés graves : moins 8 % - Blessés toute gravité : moins 15 % - Nombre d'accidents : moins 27 % - Nombre d'accidents mortels : moins 33 % - Nombre de tués : moins 36 % Ces chiffres impressionnants, qui démontrent les bienfaits de la limitation à 80 km/h, chaque conseiller départemental de l'Eure les connaît puisqu'ils ont été communiqués en Session plénière au moment d'étudier cette question. Rappelons encore que sur les départementales de l'Eure, la vitesse est responsable de près de 26 % des accidents. Et quand elle n'en est pas la cause, elle en est le facteur aggravant. Car tout est pire en allant plus vite. Du passager indemne on passe au blessé léger, du blesser léger au blessé grave, et du blessé grave au décès. Ainsi, la vitesse est responsable de 30 % des accidents mortels dans notre département, toutes routes confondues. D'ailleurs, contre ces excès, Charles GIUSTI, Préfet de l'Eure, appelait à la "révolte" en mai dernier. En vain, visiblement. Bref, si elle est sans fondement scientifique, la décision du Département est donc purement idéologique, ce dont son Président ne se cache plus. Pour des raisons électoralistes et populistes la majorité de droite s'est engagée pied au plancher dans cette impasse sans aucune volonté de faire demi-tour, ignorant même les signaux négatifs des spécialistes de la prévention routière. Parce qu'une telle mise en danger est totalement irresponsable, nous continuerons à nous y opposer tout en défendant les grands enjeux que représentent le développement des mobilités douces et le partage de la route entre tous les usagers, pas seulement les automobilistes un peu trop pressés.
Non à la folie d'une escalade militaire !
Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient, nous réaffirmons avec force une conviction constante : la guerre n’a jamais apporté la paix dans cette région du monde. Chaque intervention armée, chaque frappe, chaque riposte a nourri un engrenage de violences dont les premières victimes sont toujours les peuples. Nous regrettons profondément que la voie diplomatique n’ait pas été privilégiée. Dans un contexte déjà marqué par des tensions historiques et géopolitiques complexes, le recours aux armes constitue un échec collectif. La communauté internationale doit œuvrer sans délai à la désescalade, au cessez-le-feu et au retour au dialogue dans le respect du droit international. Nous ne sommes pas dupes pour autant de la nature du régime iranien. Le pouvoir en place à Téhéran est un régime autoritaire et tyrannique qui réprime les libertés fondamentales, muselle l’opposition, opprime les femmes et sanctionne durement toute contestation démocratique. Notre solidarité va au peuple iranien — aux femmes, aux travailleurs, aux étudiants, aux défenseurs des droits humains — qui se battent avec courage pour la liberté, la justice sociale et la dignité. S’opposer à la guerre ne signifie en rien fermer les yeux sur la répression. Bien au contraire : la paix véritable ne peut se construire que sur la démocratie, les droits humains et les conquêtes sociales. Les bombes n’émancipent pas les peuples. Seule une diplomatie exigeante, cohérente et indépendante peut créer les conditions d’une stabilité durable. Nous fustigeons par ailleurs la position de la France qui affirme ne pas avoir été informée des frappes israélo-américaines. Une telle situation révèle un affaiblissement préoccupant de notre pays sur la scène internationale. La France fut longtemps respectée et écoutée pour la singularité et l’indépendance de sa diplomatie au Moyen-Orient. La voir reléguée au rang de spectatrice d’événements majeurs interroge sur la perte d’influence et sur l’effacement progressif de sa voix. Nous refusons cette résignation. La France doit retrouver une diplomatie forte, indépendante, capable de parler à toutes les parties et de défendre une ligne claire : la paix, le multilatéralisme, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la défense des droits sociaux et humains. Parce que notre engagement est celui des peuples, de la justice sociale et de la paix, nous appelons à la désescalade immédiate, au retour aux négociations et au soutien actif à toutes celles et ceux qui luttent, en Iran comme ailleurs, pour la liberté et l’égalité.
COLLÈGES DANS L'EURE : LA FIN DU TARIF UNIQUE À LA CANTINE ?
Les conseillers départementaux Arnaud Levitre et Maryannick Deshayes vont proposer la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration des collèges de l'Eure. La proposition sera annoncée lors de la séance plénière du 7 février 2025. Le groupe d’opposition l’Avenir en partage représenté par Arnaud Levitre (maire d’Alizay) et Maryannick Deshayes (conseillère municipale à Terres de Bord), soumettra à la majorité départementale son projet de tarification sociale pour les collégiens du département de l’Eure. Actuellement, tous les collégiens paient leur repas 3,50 €. Le coût global (nourriture, agents de service et d’entretien…) pour le Département s’élève lui à 11,50 € par repas. Le département de l’Eure compte 55 collèges ; 23 000 repas sont distribués quotidiennement. "Nous voulons proposer la mise en place d’un tarif social qui tienne compte des revenus des parents tout en respectant le budget départemental", explique Arnaud Levitre. Pour défendre leur proposition, les élus du groupe l’Avenir en partage ont élaboré un plan d’action afin de définir les différentes tranches de revenus et établir une grille tarifaire. « Un tarif plancher pourrait être envisagé pour les revenus les plus modestes ainsi qu’un tarif plafond », détaille Arnaud Levitre. Les élus proposeront la mise en place d’une phase pilote, dans certains collèges – « pourquoi pas celui de Pont-de-l’Arche » – avant de lancer une enquête de satisfaction auprès des familles et du personnel. « Plus globalement, nous souhaiterions mettre en place une commission transpartisane sur l’alimentation. Nous l’avions fait sur la santé, nous nous sommes mis d’accord sur la lutte contre les déserts médicaux, nous avions dégagé un budget, nous voulons maintenant défendre les questions sur l’alimentation », concluent les élus. Arnaud Levitre
POUR L'ABANDON DU CONTOURNEMENT
Madame, Monsieur, Vous le savez, j'agis chaque jour pour la sauvegarde de notre précieux territoire. Ainsi, avec le Conseil municipal et les associations de défense de l'environnement, je m'oppose à l'autoroute supplémentaire envisagée à l'Est de Rouen. Ce projet est d'une autre époque, celle du tout camion, du tout goudron… Tout pour nos poumons ! Car ce qui s'annonce, ce sont particules fines et gaz d'échappement, pollution sonore et viaduc en zone Natura 2000. Je refuse la folie financière et le déni de droit d'un État qui avait promis de ne pas aller à l'encontre de la volonté des collectivités territoriales. Nous portons des solutions efficaces, innovantes. Pensons un avenir mêlant transports en commun, covoiturage, ferroviaire, fluvial, ferroutage, télétravail, fin du péage d'Incarville. Le 26 février, nous avons organisé une grande marche contre l'autoroute avec des départs de Val-de-Reuil, de Pont-de-l'Arche et d'Alizay. Pour préserver un cadre de vie respirable, continuons, dans l'union, à porter des propositions réalistes et respectueuses.
