CONTOURNEMENT : POINT DE VUE D'UN MAIRE
Publié dans Alizay L'actu
Ce n'est pas un secret : je suis un enfant de ce village. C'est un peu mon "pays", celui où j'ai grandi, appris, mûri. Un territoire que j'ai vu changer pour évoluer, se transformer pour mieux se développer. Tout cela m'a poussé à m'y engager, entre respect des traditions et nécessaire modernisation. Car aux solutions du passé qu'on veut nous imposer, je veux opposer l'innovation, l'imagination. Cette année encore, sur la base de 187 critères retenus (INSEE), Alizay est classé n°1 des villages* de l'Eure où il fait bon vivre. A nous d'agir pour rester les premiers !
Mais aussi ...
CONTOURNEMENT CÔTÉ SCIENCES
Pourquoi mettre une seconde autoroute à côté de la première ? Parce que "ce projet désengorgera la métropole rouennaise" répond Jean CASTEX (15/12/2021). Problème : c'est faux. Le chercheur Aurélien BIGO l'explique bien : "Avec une route plus rapide, le trafic se restructure, à la fois par des effets immédiats de changements d’itinéraires, de mode ou d’heure de départ, mais aussi à plus long terme, en encourageant à de plus longues distances. Comme les trafics augmentent, les embouteillages sont loin de disparaître voire peuvent se recréer et être supérieurs à la situation initiale". On observe d'ailleurs l'abandon de projets autoroutiers au Pays de Galles et en Autriche. Si nous allons plus vite qu'avant, c'est aussi pour aller plus loin. D'où des distances jamais vues entre domicile et travail qui expliquent nombre de bouchons aux abords de Rouen. Un contournement ne changera rien comme le reconnaissent les services de l'Etat :"les 300 000 déplacements domicile-travail internes à ce territoire sont dans leur grande majorité relativement courts puisqu´ils s´effectuent essentiellement en milieu urbain". Une nouvelle autoroute (payante !) c'est moins d'argent investi dans les déplacements moins polluants (ferroviaire, fluvial), un dérèglement climatique accéléré et encore plus de pollution (100.000 décès prématurés par an en France). En 2017, Emmanuel Macron avait pourtant été très clair : "La promesse que je veux qu'ensemble nous tenions pour les années à venir, c'est […] ne pas relancer de grands projets nouveaux". "Ce qu'il nous faut penser […] ce sont les investissements pour ces nouvelles mobilités". "La France doit choisir et elle doit à présent davantage concentrer ses efforts, ses investissements sur la rénovation des réseaux existants". Il concluait : "Il faut écouter les élus qui savent, qui connaissent les besoins de leurs populations et les attentes". A bon entendeur !
PARLER DE GOUVERNER, C'EST SAVOIR AU FOND DE SOI QU'ON EST PRÊT À LE FAIRE
Cette certitude doit être le ciment d'une vie meilleure après l'arrivée de la gauche aux responsabilités d'État (c’est en tous les cas ce que je souhaite). Avec ses convictions plurielles et tellement fortes dans son ensemble, un Nouveau Front populaire est né voilà moins d’un an. Né d'une urgence à agir au regard d'élections répétées et inquiétantes, face au score croissant du parti d'extrême droite, le Rassemblement National, qui n'a réussi en ce sens qu'une seule chose : savoir avancer masqué aux yeux du monde et de ce fait dissimuler son état profond. C'est dans ce contexte, avec la responsabilité d'un Président puéril en prime , que la manette de la dissolution s’actionna. Nous sommes encore dans cette séquence : pas de majorité à l'Assemblée nationale, un gouvernement de droite issu de la famille politique qui a fait le plus petit score des dernières élections législatives (LR), une attente profonde et légitime des Français à trouver des solutions pour que leur vie ajoute quelques rayons de soleil à leur fenêtre chaque matin. Ce n'est donc pas le moment de nous diviser ! De tenter de faire croire que pour gouverner demain, il nous faut d'ores et déjà parler d'accord de non-censure aujourd’hui. Faire cela, c’est, me semble-t-il, prendre le problème par le mauvais bout et c'est décidément faire un pas de côté bien risqué. Nous devrions, avec chacun nos atouts, nous atteler à tenir, porter notre programme commun, à le soulever dans l’amélioration régulière. Cette nouveauté, celle d’un rassemblement réussi, nous pouvons le garantir par notre diversité. S'agissant de dégager des majorités et au regard de la situation qui nous amène à une élection législative à partir de juillet 2025, il nous faudra, texte par texte, trouver des chemins majoritaires. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile mais c'est tout à fait possible en ces temps où l'exécutif politique se trouve grippé du fait de ce calendrier. Chacun d'entre nous à gauche, avec notre sincérité commune, nos convictions fortes, notre attention particulière à entendre le peuple, nous nous devons la discipline de la cohérence, du courage et de la gagne. Les Français nous regardent et pour le moment ils attendent. Ne les décevons pas !
POUR L'ÉQUITÉ DANS LES CANTINES : PROPOSITION D'UNE TARIFICATION SOCIALE AU COLLÈGE
Évreux, le vendredi 7 février 2025 Vendredi 7 février, lors de la session plénière à l'Hôtel du Département de l'Eure, Arnaud LEVITRE, Conseiller départemental du Canton de Pont-de-l'Arche et Président du groupe L'Avenir en Partage, a proposé la mise en place d'une tarification sociale pour la restauration dans les collèges eurois. À ce jour, l'ensemble des collèges de l'Eure propose un prix fixe pour les repas de cantine. Si ce tarif est déjà largement supporté par la collectivité - les parents des collégiens payant leur repas 3,50 € quand le coût global s’élève en réalité à 11,50 € - il n'en demeure pas moins pesant pour les familles euroises les plus fragiles. Ainsi, près d'un tiers des Français vit avec moins de 100 euros dès le 10 du mois. Le principe de la tarification sociale est simple : à partir de la situation financière des familles, un tarif progressif est appliqué pour régler les repas pris dans les restaurants scolaires des collèges eurois. Ainsi, avec des tarifs différents, l'effort est un peu plus similaire pour les parents. Nul ne sera lésé, ceux payant au tarif le plus élevé voyant toujours les repas de leur enfant largement pris en charge par la collectivité. Dans un contexte financier tendu, l'idée est de fonctionner à budget constant, l'allègement salutaire pour les uns pesant si peu sur les autres. Arnaud LEVITRE propose donc la mise en place d'une commission transpartisane, capable d'étudier les conditions de faisabilité technique d'un tel projet. Il s'agira aussi d'accompagner une phase d'expérimentation dans certains collèges. Cette mesure d'équité serait une étape vers le passage au 100% Bio, accessible à toutes et tous par ce levier de solidarité. Elle permettrait en outre d'encourager, d'accompagner, de soutenir et récompenser une agriculture exigeante et soucieuse de processus de production durables de notre alimentation.
LES ÉLUS D'ALIZAY : POUR LA GRÈVE, CONTRE LA RÉFORME DES RETRAITES !
Plus de 90% des actifs rejettent le projet sur les retraites. Et pour cause ! Gouvernement et Medef ne visent pas l'équilibre budgétaire mais une lente privatisation. Toutes les alternatives proposées par les parlementaires de gauche ont été rejetées car, pour Macron, pas touche à la finance d'où est issu cet ex-banquier d'affaires. Le mouvement du 7 mars était le plus massif des 30 dernières années. Une colère justifiée puisque les sociétés du CAC40 battent un nouveau record de bénéfices pendant que nous subissons les conséquences de la guerre en Ukraine, de l'inflation, des crises climatiques, énergétiques et sanitaires. Avec ses baisses de taxes et d'impôts, son refus de prendre l'argent où il s'entasse, Macron pratique la politique de la "caisse vide" qui assèche nos services publics tout autant que nos retraites. Plus on produit de richesses, moins la répartition est juste. D'ailleurs, repousser de 2 ans l'âge de départ, augmentera le chômage, les recours au RSA et les arrêts maladie. Bref, le mouvement doit sortir vainqueur car, en démocratie, on ne gouverne pas contre son peuple.
