MOTION : "POUR LA DÉFENSE DE NOS SERVICES PUBLICS LOCAUX !"
vendredi 18 octobre 2024
Réuni le vendredi 18 octobre 2024 à Évreux, le Conseil départemental de l'Eure exprime son opposition aux orientations budgétaires prévues dans le projet de loi de finances à l'encontre des collectivités locales. Alors que le Premier ministre annonce une réduction de 5 milliards d'euros des dépenses des collectivités en 2025, cette mesure risque de porter un coup fatal à nos services publics de proximité, déjà fragilisés par des décisions antérieures. La récente proposition de la Cour des comptes, visant à supprimer 100.000 agents territoriaux d’ici à 2030, reflète une vision purement comptable qui ignore la réalité des besoins de nos concitoyens. Cela menace directement la capacité des collectivités à maintenir des services essentiels, notamment dans les zones rurales et les quartiers les plus démunis. Les collectivités locales, qui ne peuvent présenter de budgets en déséquilibre contrairement à l'État, se voient imposer des charges financières croissantes, avec des compensations promises par l’État, non seulement insuffisantes, mais souvent opaques et illisibles. Par ailleurs, la décision de réduire drastiquement les crédits du Fonds vert, pourtant indispensable à la transition énergétique de nos infrastructures, notamment scolaires, est une nouvelle attaque contre les efforts locaux pour répondre aux enjeux environnementaux. L’objectif fixé par le Président de la République de rénover 40.000 bâtiments scolaires en dix ans devient illusoire avec de telles réductions budgétaires. C’est pourquoi le Conseil départemental de l'Eure appelle à la suspension immédiate des coupes budgétaires envisagées pour les collectivités territoriales. Nous demandons un dialogue respectueux entre l’État et les collectivités territoriales, fondé sur des compensations transparentes et des moyens financiers adéquats, afin de garantir la pérennité des services publics locaux et d’accompagner les territoires dans la transition écologique. Nos collectivités locales sont un pilier essentiel du lien social, de la solidarité et de la cohésion nationale. Elles méritent le respect et le soutien, et non des mesures qui mettent en péril leur existence même.
