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Discours de vœux d'Arnaud LEVITRE

vendredi 19 janvier 2024 - Alizay

Mes chers collègues, Chers habitants d’Alizay et du Canton, Mesdames, Messieurs en vos grades et qualités, Mes chers amis, Quelle joie de vous retrouver et quel plaisir de pouvoir vous souhaiter de vive voix une très belle année 2024 avec toute la santé nécessaire pour en profiter ! Nous voici donc en janvier, avec comme ambition que notre futur soit davantage source d’espoir que d’inquiétude. Mais il nous faut à nouveau constater que l’année passée aura été particulièrement éprouvante avec une succession d’évènements dont je veux dire ici un mot… avant d’évoquer des choses bien plus réjouissantes en vous parlant d’Alizay ! Mais voilà. À l’échelle planétaire, 2023 fut une année de tous les records, la plus chaude jamais observée. Tous les continents ont été concernés par des anomalies. On l’a vu même ici, dans l’Eure, en alerte sècheresse dès le mois de mars puis avec un arrêté de restriction d’usage de l’eau dès la fin du printemps. Dans ce contexte inquiétant, nous attendons toujours l’abandon du projet autoroutier polluant à l’est de Rouen. Malheureusement, Clément BEAUNE a été évincé de son poste de ministre sans avoir mis fin au suspense. Or, pour l'heure, il n'y a plus de ministre des Transports au gouvernement. Ni de ministre du Logement d'ailleurs. Voilà qui en dit long sur les priorités de ce gouvernement. En plus du dérèglement climatique, nous voici avec deux conflits armés majeurs qui s’enlisent. L’attaque russe sur l’Ukraine aura bientôt deux ans. Or, les semaines et les mois passent sans que la diplomatie retrouve sa place. Et que dire du conflit entre Israël et le Hamas ? Après les atrocités du 7 octobre, un comble de l’horreur, Benjamin NETANYAHOU, sans respect du droit international, a couvert Gaza de bombes, privé les habitants d'eau, de nourriture, d'électricité, et provoqué des milliers de morts surtout des femmes et des enfants. Mais là encore, nos instances ne sont pas au rendez-vous, laissant présager d'autres réponses violentes dans le futur. Pendant ce temps, la vie politique française continue, entre tragédie humaine et théâtre de boulevard. Celle de notre Assemblée nationale aura été marquée par le recours intempestif au 49.3. Vingt-trois fois en un an et demi, notamment pour imposer, de force, la réforme des retraites qui va vous priver de vos deux plus belles années de retraite que vous passerez au travail. Enfin, au travail… ou au chômage si on en croit les mauvais chiffres de l'emploi des seniors. Ceci dit, ça ne vaut guère mieux que l’adoption de la nouvelle loi sur l’immigration, la 29e en 40 ans, dont le Ministre de l’Intérieur reconnait lui-même que certaines parties ne sont pas constitutionnelles. Bref, on vote maintenant des lois… hors-la-loi. Pendant qu'Emmanuel MACRON durcit son pouvoir "quoi qu’il en coute", notre système de santé n’en finit plus de sombrer entre pénurie de personnels, services d’urgences fermés, désert médical étendu sous lequel se cache un invisible cimetière puisque la France est passée de la 3e à la 20e place européenne pour la mortalité infantile. Quand, avec Maryannick DESHAYES, nous nous battons au Département pour lutter contre la désertification médicale, nous le faisons en pensant tout particulièrement aux femmes, victimes à trois titres de cette pénurie. Eh oui, elles ont davantage besoin de l’offre de santé, ne serait-ce que pour la gynécologie et la maternité. De plus, elles occupent souvent les emplois dans le monde sanitaire : aide-soignante, secrétaire médicale, infirmière ou médecin. Enfin, ce sont souvent les mamans qui gèrent les rendez-vous et doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour une consultation chez la psychologue ou l’orthophoniste, là encore des métiers très féminisés. Mais, du côté du gouvernement, c'est silence radio de ce côté-là ! On se croirait revenus sous la présidence de SARKOZY ! À droite toute ! Au regard des prises de position de certains ministres par le passé - tels Bruno LE MAIRE, Gérald DARMANIN ou Rachida DATI qui qualifiaient alors Emmanuel MACRON de "caméléon" "populiste" "démagogue", d'homme "sans projet", "sans conviction" - il est clair que nous sommes en présence d'un gouvernement qui boite, préférant s'appuyer sur les sondages d'opinion plutôt que d'agir pour plus d'égalité et une meilleure répartition des richesses. Mais ce n’est guère mieux du côté de l’économie. Les Français font face à des salaires bien trop bas et des prix bien trop hauts du fait d’une inflation largement fabriquée par les patrons gloutons. Le CAC40 engrange, ses dirigeants s’engraissent, et l’État engloutit 156 milliards d’euros d’aides publiques par an. Pendant que l’inflation oblige des millions de Français à se serrer la ceinture, d’autres peuvent la desserrer de plusieurs crans. Eh oui, la principale cause de l’augmentation des prix, ce sont bien les hausses de bénéfices. Prenez les sociétés du CAC40 : près de 100 milliards à se partager en 2023 ! Pourtant, ce sont encore les Français qui vont voir les prix de leur facture d’électricité s’envoler… Élu local, je suis bien placé pour savoir que derrière la froideur de ces chiffres se cachent des drames humains. Comme maire d’Alizay, mais aussi dans le canton de Pont-de-l’Arche avec Maryannick DESHAYES, nous sommes chaque jour sollicités pour accompagner nos administrés perdus dans les démarches, en difficulté pour trouver un logement ou un emploi ou simplement faire reconnaitre leurs droits. Et voilà comment, en France, 40 % des bénéficiaires ne reçoivent pas les aides auxquelles ils ont droit. C’est, chaque année, une économie de 10 milliards d’euros faite sur les plus précaires. À propos d’économie, notre Conseil départemental, dont la vocation consiste en grande partie à s’occuper des plus fragiles, voit peu à peu ses marges d’actions rognées entre hausse des couts et baisse des moyens. Un effet ciseau qui fait qu’on va couper dans le service rendu à la population. Concrètement, ce sera moins de possibilités pour nos collèges, nos maisons de retraite, nos routes ou pour la protection de l’enfance. Tout va fonctionner au ralenti, les projets s’étaler dans le temps, le soutien financier être moindre, au moment où les communes doivent déjà elles aussi supporter les hausses d’énergie et de salaires. Mais vous pouvez compter sur nous, avec Maryannick DESHAYES, pour ne rien lâcher et continuer à nous battre pour notre Département en général, et notre canton en particulier. Grâce à notre détermination, une commission transpartisane a été mise en place sur la question de la désertification médicale. En attendant que des médecins soient enfin formés en nombre suffisant, l’Eure va voir se développer des médicobus, mais aussi des télécabines de consultation et même des maisons de santé. Il devrait aussi y avoir davantage d’infirmières en pratique avancée avec des médecins salariés, des centres départementaux de santé et des aides pour attirer les étudiants en médecine. Nous avons obtenu que soit dégagés pour cela 12 millions d'euros jusqu'à la fin du mandat. De la même façon, nous intervenons au Département pour encourager les mobilités douces, les pistes cyclables, les voies ferroviaires, l’amélioration des transports collectifs ou le recours au fluvial.  Notre département étant le moins bien doté en médecins de toute la France métropolitaine, nous défendons l’idée avec Maryannick DESHAYES de faire d’Alizay un pôle pilote pour expérimenter une résidence de maisons Grand âge pouvant accueillir des personnes âgées dépendantes. Nous avons déjà écrit et demandé un rendez-vous à la nouvelle ministre de la Santé et avons également rencontré le président du Conseil départemental à ce sujet. Nous sommes en revanche consternés de voir notre Département faire partie des territoires où est expérimenté le versement du RSA en échange de 15 à 20 h d’activités ou de travail. S’il y a du boulot, qu’on en donne au lieu d'imposer du travail gratuit aux personnes les plus en difficulté, souvent coincées dans des problèmes de mobilité, de garde d’enfants voire même de handicap. Mais ce Président, qui aime tant nous parler de bienveillance et de résilience, semble vouloir continuer de harceler les plus précaires. Voyez son bilan. Il a plafonné les indemnités de licenciement. Il a réduit la durée et le montant des indemnités chômage, il a fait 15 milliards d’économies en 5 ans sur les APL, il a abandonné les promesses de construction de logements sociaux, mais son urgence c’est encore de s’en prendre aux plus fragiles. Dans le même temps, des médias sans scrupules choisissent l’odieux pour faire l’audimat, font du cash à coup de clash, n’hésitant pas à contaminer nuit et jour les cerveaux disponibles en désignant en permanence les prétendus coupables. On voit se mettre en place toute une industrie médiatique qui, à travers ses journaux, ses chaines de télé et ses radios, nous prépare un avenir de haine, d’affrontement dans une ambiance de guerre civile. Mais méfiez-vous. On l’a vu par le passé, mais aussi récemment aux États-Unis et au Brésil : quand la démocratie teste l’extrême droite, c’est ensuite l’extrême droite qui teste la démocratie, jusqu’au bout, jusqu’aux affrontements ! D'ailleurs, cette ultra-droite, on ne l’entend pas pour réclamer la hausse des salaires, on ne l’a pas vu défendre nos retraites ou se battre pour sauver les emplois. J'invite chacun à regarder comment a voté le groupe RN à l'Assemblée : contre le blocage des prix, contre la hausse du SMIC à 1500€, contre le rétablissement de l'impôt sur la fortune, contre l'indexation des salaires sur l'inflation, contre la taxe des super profits, contre le gel des loyers, contre la gratuité des premiers mètres cubes d'eau et encore contre le déblocage d'un fonds pour lutter contre les violences faites aux femmes. Mesdames et Messieurs, les valeurs humanistes et fraternelles sont les seules capables de nous sortir de l'ornière pour éviter à notre société une sortie de route fatale. D’ailleurs, avant l’élection présidentielle de 2022, France Bleu et France 3 régions avaient lancé une vaste enquête sur les thèmes prioritaires des Français. Six mois de propositions, un million de participants, 7 millions de votes, et vous savez ce qu’il en est ressorti comme priorités pour nos concitoyens : L’honnêteté des élus ; la revalorisation des salaires et des retraites ; l’amélioration de la santé, de la justice et de l’éducation ; la relocalisation de notre économie et de notre consommation ; l’évolution de notre système démocratique et de nos institutions ; la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscales ; l’amélioration de l’accompagnement et des soins aux personnes âgées : le respect de l’environnement avec plus de transports écologiques et moins de déchets ; et enfin, l’évolution vers un modèle agricole plus vertueux. Eh bien, c’est précisément ce que nous défendons au Département de l’Eure avec Maryannick DESHAYES. C'est la raison pour laquelle nous sillonnons régulièrement ce territoire et tenons tous les ans plusieurs réunions publiques dans le Canton. Et c’est exactement ce que nous faisons à Alizay ! * * * ALIZAY * * * Permettez-moi donc à présent de m’adresser principalement aux Alizéennes et Alizéens. Nous voici à mi-mandat et le temps est venu de dresser un premier bilan et de vous dire où nous nous dirigeons désormais. En mars 2020, date à laquelle vous nous avez réélus, nous nous sommes engagés à réaliser un certain nombre de projets pour qu’il fasse toujours « mieux vivre » à Alizay ! Malgré un contexte financier compliqué, marqué par l’inflation, l’escalade des couts énergétiques et des obligations financières unilatéralement imposées par l’État, nous tenons le cap. Depuis plus de 2 ans ½, nous tenons nos promesses. Preuve en est avec notre ancienne restauration scolaire transformée en centre de loisirs pour lequel se finissent les travaux de réhabilitation, de réaménagement et d’agrandissement. Le Mémorial pour la Paix, place de la Résistance, a été restauré sous l’œil avisé de son créateur, le sculpteur Georges SAULTERRE. L’étang d’Alizay a lui aussi fait peau neuve et retrouvé sa tranquillité par l’interdiction du camping sauvage et la sécurisation des voies d’accès au plan d’eau. La signalétique du village est elle aussi nouvelle tout comme certains trottoirs, ainsi que l’éclairage public qui peu à peu est remplacé par du LED. En pleine crise du logement, il y a également nos programmes d’habitat, grâce au partenariat contractualisé avec la SILOGE et LOGEAL, sans oublier, évidemment, la SIEMOR et MonLogement27. Mesdames et Messieurs, cette cérémonie, au-delà de son aspect convivial est aussi le sel de la relation qui nous unit ici à Alizay. Elle nous permet à nous, les élus, de vous expliquer de quelle manière nous envisageons l’avenir ensemble. Tout d’abord, dans notre village, nous valorisons vos droits. Notamment… I/ LE DROIT À L’ÉDUCATION « L’école est l’arme la plus puissante pour changer le monde » disait Martin Luther King. Ici, à Alizay, nous le démontrons parce que nous pensons que ce droit est un atout précieux pour construire sa vie. Mais nous avons bien conscience que nous ne sommes pas tous égaux face à la réussite à l’école. Celle-ci devrait être totalement gratuite, mais de nombreux frais cachés pèsent sur les familles et défavorisent les moins riches d'entre vous. Voilà pourquoi nous consacrerons encore cette année près de 285 000 € en faveur de nos écoles. Nous soutenons sans réserve et sans relâche l’équipe enseignante. Et comme nous nous devons de faire le lien avec l’Éducation nationale, nous avons mis en place depuis quelques mois l’aide gratuite aux devoirs en partant du principe que la vie moderne, l’éloignement du lieu de travail, l’éclatement familial, ne permettent pas à toutes les familles de s’occuper des devoirs comme elles le souhaiteraient. La gratuité à l’école, ce sont aussi les premières fournitures scolaires que nous offrons en début d’année, ce qui permet à chaque enfant d'effectuer sereinement sa rentrée, avec le matériel adéquat et dans les meilleures conditions possibles. Bien évidemment, l’école c’est aussi une aide en termes d’investissement : la rénovation à tour de rôle de toutes les salles de classe, le matériel informatique et, d’ici 2025, la végétalisation de la cour. Le travail préalable commence à se faire en intégrant les enseignantes au projet. Viendra le temps où nous solliciterons également les parents d’élèves et les enfants. La gratuité pour nos écoliers, c’est l’accès à nos installations sportives et à notre médiathèque, le soutien financier pour accéder à la piscine ou lors des sorties scolaires. Mesdames et Messieurs, pour toutes les raisons évoquées précédemment, mettons collectivement à l’honneur, dans un contexte vraiment difficile de pénurie de professeurs, nos enseignantes pour lesquelles j’ai, avec l’ensemble de l’équipe municipale, un profond respect tant leur travail est fondamental. Merci donc de les applaudir chaleureusement. J’en arrive à un autre droit… II/ LE DROIT À L’ALIMENTATION SAINE Voilà 10 ans, nous avons décidé de faire un nouvel investissement : une restauration collective plus grande, plus fonctionnelle, permettant de valoriser ce lieu et ceux qui y travaillent. Nous avons donc remunicipalisé la restauration en renforçant l’équipe en place et en nous tournant vers le bio. Nous sommes aujourd’hui dans un espace où les repas sont élaborés et cuisinés sur place en intégrant 70 % d’alimentation biologique. Notre fierté, c’est de l’avoir mis en place en respectant les valeurs auxquelles nous tenons, et notamment l’équité. Ainsi, notre leitmotiv est d’allier « écologie » et « social ». Cette montée en gamme, au travers d’une nourriture de qualité, respectueuse de l’environnement, en circuit court, nous l’avons mise en place sans augmenter nos tarifs et sans remettre en cause la facturation au quotient familial. Chers amis, je vous l’annonce, dès cette année, nous approcherons du 100 % bio. Pour réussir notre autosuffisance alimentaire, nous avons sur Alizay des terres agricoles capables - par notre action - d’accueillir une production sans intrants chimiques. Nous lançons donc un appel ce soir : nous recherchons des maraichers pouvant s’installer sur la commune. Car pour l’heure, malgré des contacts et des rendez-vous, nous n’avons pas encore trouvé la ou les bonnes personnes. L’écologie sociale, c’est aussi être capables de porter des projets d’investissement rendant cette inclusion alimentaire et de santé possibles. En plein centre d’Alizay, nous travaillons depuis des années sur un aménagement cohérent qui allie bien vivre, nature, tranquillité, culture et intergénération. Je parle bien entendu de notre immense projet « Cœur de village », un projet d’une telle ampleur qu’il peut donner l’impression d’une lenteur d’action. Mais il nous fallait d’abord bien définir nos objectifs, choisir les bons interlocuteurs, trouver les bons partenaires et construire notre plan de financement. Car nous ne lancerons les travaux qu’après avoir obtenu toutes les aides et toutes les subventions possibles pour que la facture finale soit indolore pour les Alizéens ! L’équipe en mairie y travaille chaque jour à mes côtés en montant les dossiers de demande de subvention nécessaires. Je salue également tout le travail réalisé par notre architecte, Maxime SAÏSSE, et son agence ESPACE LIBRE. Nos objectifs, vous les connaissez : sur une emprise de 4 hectares ½, entre le gymnase et les commerces, il est question de renaturation, de reforestation, de pistes cyclables et de chemins piétonniers, de zone d’agriculture paysanne, d’un verger, d'aire de jeux et de la construction de 20 maisons réservées à nos ainés. J’ai donc ce soir une grande nouvelle à vous annoncer. Notre projet est retenu au Contrat de Territoire et les travaux vont pouvoir débuter cette année après avoir reçu tous les soutiens financiers nécessaires. Je remercie d’ores et déjà les services de l’État, le Département de l’Eure et l’Agglomération Seine-Eure de nous suivre sur ce projet innovant, unique et ambitieux. Notre devoir, c’est de toujours vous accompagner. Votre droit, c’est celui d’être heureux dans votre vie. Voilà pourquoi nous tenons à ce droit, si souvent oublié en politique : le droit à la joie. III/ LE DROIT À LA JOIE Vous avez, nous avons, le droit à la joie. Et ce droit ne doit pas être le privilège de quelques-uns. Être heureux, c’est d’abord avoir la possibilité financière de vivre convenablement, mais c’est aussi s’épanouir dans un bel environnement, dans un beau village dont s’occupent brillamment nos agents des services techniques et des espaces verts. Ce cadre de vie, co-construit jour après jour, nous vaut la récompense départementale de nos « 3 Fleurs » et du label « Territoire engagé pour la nature », le signe de la qualité environnementale de notre village. Notre travail nous permet d’approcher le cercle restreint des 3000 communes les mieux classées de France sur près de 35 000. Alizay se retrouve classé parmi les 3 % de villages en France où on vit le mieux, et même à la première place des villages où il fait bon vivre dans l’Eure. Ce palmarès sera d'ailleurs publié en fin de mois dans le JDD. Vivre le mieux possible, c’est aussi découvrir la puissance d’une vie de culture, de loisirs et de sports à hauteur d’homme. La culture d’abord, elle ne doit jamais être considérée comme un supplément d’âme. Nous portons dans notre ADN l’idée qu’elle est un droit inaliénable. Ici, à Alizay, elle se révèle par des animations et des spectacles gratuits tout au long de l’année. Gratuits pour que jamais l’argent ne soit un frein ou une barrière. La culture se déploie aussi à l’école, par des interventions musicales régulières. Elle existe toute l’année dans notre belle médiathèque qui connait un nombre croissant d’inscrits, ou bien grâce à notre école intercommunale de Musique et de Danse Erik Satie. Faire vivre la culture, c’est aussi continuer d’organiser des rendez-vous originaux comme l’Exposition internationale de verres contemporains qui aura lieu cette année. C’est par exemple, dimanche 4 février, vous permettre de venir voir ici même, gratuitement, la troupe des FUNKY FROGS, une trentaine de chanteuses et chanteurs de Pop, Soul et Funk, avec, en première partie, le chœur de femmes de l’école de musique de Rouen. Vous avez aussi dû voir la magnifique fresque réalisée par Emma POPPY et le graphiste LA BOUKLE sur les murs de notre médiathèque. Eh oui, les amis, tout ça, c’est à Alizay que ça se passe ! Jusqu’à la fin du mandat, nous souhaitons également faire vivre la création hors les murs en même temps que les cafés du maire par des ateliers lecture. Je vous donne donc rendez-vous au printemps pour une deuxième session pendant laquelle, avec les membres du Conseil municipal, je viendrai vous rencontrer dans votre quartier le samedi matin. Faire vivre la joie, c’est aussi permettre la pratique du sport et des loisirs. C’est la raison pour laquelle nous continuons à soutenir la vie associative locale à travers l’octroi de subventions, mais aussi par le prêt régulier de salles. Ce sont près de 200 000 euros versés chaque année à l’activité bénévole, et on sait comme elle est dense chez nous ! Permettez-moi de prendre une minute pour citer nos associations : - Toutes les sections sportives de l'OMSA : la boxe, le fitness, le badminton, le hip-hop, la gym enfants, la gym des seniors, le judo et le karaté ; - Les clubs d'Alizay : l'athlétisme, l'escalade, le hand-ball, le football, le basket-ball, le volleyball, le tennis de table ; - Alizay en couleur, notre association de parents d'élèves que je salue - Alizay sans frontière, - le Comité d’Actions Sociales Municipales d’Alizay, - le club Renaissance, - le Comité des fêtes, - le Groupe carnavalesque, - l’association Jeunesse et vie, - la Faune sauvage, - la Maison à Malice (MAM), - et l’Union des commerçants et artisans d’Alizay (UC2A). J'ai une pensée aussi pour les associations auxquelles nous apportons notre soutien : - la Maison des Solidarités, - les anciens combattants : l’ACPG, la FNACA, l’UNC, - l’association Vaincre la mucoviscidose, - le Secours Populaire, - l’Amicale des cheminots, - la Prévention routière, - l’Amicale des Sapeurs-pompiers, - l’association Cancers, la vérité pour nos enfants, - les Papillons blancs, - les Roses Fusion'elles, - et la CGT retraités. À tout ce tissu associatif, sportif, solidaire et culturel, je vous demande d’adresser des applaudissements nourris. Puisque je parlais de nos ainés et du droit à la joie, je rappelle que nous avons lancé ici même il y a un an, les repas partagés entre retraités et écoliers d’Alizay, en partenariat avec la CARSAT. Ils ont lieu dans la bonne humeur une fois tous les 15 jours à la restauration scolaire. Cette année, c’est encore une vingtaine de repas prévus entre nos seniors et les enfants. N’hésitez pas à vous inscrire auprès de la mairie, c’est gratuit ! Chers amis, vous le savez, nous avons également la chance d’avoir les infrastructures adéquates pour accueillir dans les meilleures conditions des sections sportives de l’OMSA ainsi que des clubs. Nous avons aujourd’hui énormément d’adultes qui pratiquent leurs passions et nous en sommes fiers. Pour cette seconde partie de mandat, nous lançons une grande nouveauté : le projet « Sport pour Tous » dont la première étape se construit en direction des jeunes alizéens en leur offrant, jusqu’à 17 ans, la licence de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail - la FSGT - une licence omnisport leur permettant d’obtenir des tarifs préférentiels sur les activités proposées par l’OMSA, d’être couverts par une assurance pour leurs pratiques sportives, l’accès à des tarifs réduits pour les vacances et tant d’autres avantages encore… Merci à notre interlocuteur et partenaire Yvon SCORNET. La pratique du sport s’est aussi diversifiée dans notre commune et de nouvelles sections viennent compléter l’offre existante : le sport en famille avec des jeux d’aventure en motricité pour les 2-4 ans, le sport ado dont la musculation. Bien sûr, qui dit sport dit conditions d’accueil pour les bonnes pratiques. Nous avons la chance d’avoir un stade de football très envié avec un club — le FACA — en pleine expansion et plein d’ambition que je salue. Je veux aussi évoquer notre gymnase Jean-Pierre Guerre qui offre des structures appréciées, qu’il s’agisse du dojo, de la salle de danse, du mur d’escalade ou bien de la grande salle. Malheureusement, des vices de fabrication nous empoisonnent la vie depuis des années, occasionnant des fuites par le toit. Les travaux sont bien inscrits à notre budget et devaient démarrer fin d’année 2023. Même s’ils sont différés de quelques semaines, ces réparations devraient être terminées très prochainement, ce qui ne nous empêchera pas de continuer à ester en justice pour faire valoir nos droits. Mesdames et Messieurs, nous avons la chance ici ce soir d’avoir de nombreux bénévoles qui chaque jour tissent les liens nécessaires à la vie de notre commune. Sans eux, tout s’arrêterait, rien ne serait possible. Permettez-moi donc de leur adresser toute ma reconnaissance et de les mettre à l’honneur en leur faisant une tonne d’applaudissements ! Après le droit à l’éducation, le droit à une bonne alimentation et le droit à la joie, j’en arrive au droit à la parole. IV/ DROIT À LA PAROLE Nous le savons, il n’est pas de démocratie sans possibilités de débattre, de proposer, de s'exprimer. Nous souhaitons donc faire de ce mandat un exemple de démocratie citoyenne et collaborative en impliquant chaque habitant qui le désire. Cette exigence démocratique, c’est d’abord celle qui consiste à venir à votre rencontre, sur vos lieux de vie durant les cafés-débats au printemps et à l’été. Ces rendez-vous informels viennent en compléments des permanences du maire ouvertes chaque semaine. Ce sont ainsi plusieurs centaines de rendez-vous pris chaque année pour des problèmes de logement, d’emploi, de handicap, de perte d’autonomie, de difficultés sociales, mais aussi pour vous accompagner dans des démarches administratives souvent complexes et décourageantes. Mais l’exercice démocratique, qui réclame tant d’attentions particulières, doit être entretenu régulièrement et pour cela, nous vous consultons au travers d’une démarche que nous avons appelée : « Dessinons l’Alizay de demain ». Le premier chapitre a été consacré à l’éducation autour d’ateliers citoyens, mais aussi de conférences du grand pédagogue Philippe MEIRIEU ou de l’universitaire Laurent LESCOUARCH. Notre commune a également accueilli le tout premier salon normand de la pédagogie FREINET avec des enseignants venus de toute la région. J’illustrerai mon propos de deux exemples. Ces rendez-vous nous ont permis des projets émancipateurs tels que la convention signée avec l’association « L’oiseau bleu » pour former le personnel communal et sensibiliser le monde associatif à l’accueil des personnes porteuses de troubles du spectre autistique. C'est aussi la création d’une association très utile et pilotée par de jeunes Alizéens, dont son jeune président, Enzo KANHAN YOROBA : le verre en partage. Applaudissons ces jeunes qui ramassent le verre à collecter en venant à la rencontre des ainés et des personnes en situation de handicap d’Alizay. À ce propos, j’en viens à un autre point : V/ LE DROIT À LA SOLIDARITÉ En cette période folle, où tout devient trop cher, trop difficile d’accès, où les prix de l’énergie flambent, où les services publics sont en difficulté et l’emploi toujours difficile pour les couches populaires, Alizay fait face et continue d’œuvrer pour l’égalité des droits et l’équité de traitement. Ce souci constant des autres se traduit par un CCAS offensif, capable tout au long de l’année de répondre à des situations d’urgence et aux difficultés des habitants. Nous avons également créé un poste de médiateur local de proximité avec comme principal objectif d’être sur le terrain pour vous aider, vous conseiller, vous guider. Aider à vivre, c’est aussi favoriser l’autonomie par la mobilité : ainsi nous continuons notre programme de permis solidaire permettant à nos jeunes de 17 à 25 ans — sous condition de revenus — de se voir financer leur permis de conduire en échange de quelques heures au service de la collectivité. Je précise au passage que nous travaillons actuellement, avec les services du Département et de l’Agglomération, à la création d’une piste cyclable reliant Pont-de-l’Arche à Igoville et Alizay, pistes que nous souhaitons prolonger ensuite vers le centre-bourg et le FACA, après un passage obligé par la gare SNCF qui, je vous le rappelle, bénéficie désormais d’une douzaine d’arrêts par jour, trois fois plus que l’an dernier. Bientôt, sur le même principe que le permis solidaire, mais sans condition de ressources, nous lancerons un tout nouveau dispositif qui devrait plaire à beaucoup : le BAFA Solidaire. En partenariat avec la FSGT, et en contrepartie de leur engagement dans nos clubs, ces jeunes auront donc la possibilité d’obtenir un diplôme d’animation, leur permettant de devenir animateurs en centre de loisirs ou en colonies de vacances, de belles opportunités pour des jobs d’été ou pour une orientation professionnelle. Mais aussi l’occasion de soutenir nos clubs sportifs et de leur offrir l'opportunité de se régénérer. Cette deuxième partie de mandat va marquer une nouvelle ère de notre politique sociale. Parce que les besoins sont énormes et que la misère gagne du terrain, nous allons développer et structurer encore davantage notre politique sociale en regroupant tous nos services au même endroit. C’est le sens de notre tout nouveau Pôle social qui devrait voir le jour en 2025 en lieu et place de la Maison du Temps libre dans le parc de la mairie. Elle y accueillera la Maison des solidarités — association si utile dont je salue à nouveau le travail des bénévoles —, le CCAS, notre médiateur, une association d’aide au numérique, des permanences de travailleurs sociaux et la mission locale d’insertion professionnelle des jeunes. Avant cela, il y aura un important travail de réhabilitation et de réaménagement conduit par Madame Aurélie TALBOT, notre architecte. Autre droit que j’aimerais évoquer, avec un même engagement de proximité… VI/ LE DROIT À LA SÉCURITÉ Au tout début de ce mandat - je viens tout juste d'en parler - nous avons créé un poste de médiateur local. C’est une arme très efficace pour lutter contre les incivilités et l’insécurité dans la vie. Dès lors où nous mettons tous les moyens pour prévenir, accompagner, aider, orienter, il faut savoir aussi protéger les biens et combattre toute forme de violence. C’est la raison pour laquelle nous avons validé un plan caméra à Alizay, en lien direct avec les services de gendarmerie. Nous installerons donc dès ce semestre des zones surveillées en entrées et sorties de village ainsi que sur nos bâtiments publics. J’en profite d’ailleurs pour remercier nos gendarmes et nos pompiers qui, de jour comme de nuit, en semaine comme le weekend, en jours ordinaires comme les jours fériés, veillent à protéger les personnes et les biens. Mais l’insécurité ne vient pas toujours de l’extérieur, loin de là. Elle est parfois là, au sein du foyer, dans les violences faites aux femmes, dans toutes les horreurs que subissent nombre d’enfants, des crimes qui vont jusqu’à des viols et des féminicides. Voilà pourquoi il nous a semblé nécessaire d’accueillir l’association Nous Toutes pour enfin briser ce tabou. J’approche de la fin en évoquant un autre droit… VII/ LE DROIT À LA SANTÉ ET À LA DIFFÉRENCE La santé engendre bien souvent la possibilité de bénéficier pleinement de tous les autres droits. Ainsi, à rebours de la situation euroise, nous avons ici une offre de services de santé diversifiée très enviée. Nous nous devons d’y veiller et de développer celle-ci autant que possible. C’est et c’était le cas en 2023 avec l’arrivée d’une hypnothérapeute et d’une ergothérapeute place de la Résistance. Je rappelle et salue la présence dans notre commune : - de Madame CHAVENTRE et de Madame REQUIER, nos infirmières - des Docteures COUVREUR et COMMUNAL, nos dentistes - de Guillaume ARANDA et Noémie TEITGEN, nos kinésithérapeutes - des Docteurs MORIN et SEGURA, nos généralistes. Créer un village inclusif, c’est s'attacher aux besoins spécifiques de chacun. C’est-à-dire pouvoir espérer une prise en compte de son droit à la différence comme nous le faisons avec la convention de L’oiseau bleu que j’ai déjà évoquée. Enfin, comme dernier droit, qui compte ici, je veux avoir un mot pour… VIII/ LE DROIT AU TRAVAIL ET AU DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE Je veux ouvrir ce dernier chapitre en mettant à l’honneur tous nos commerçants, nos artisans et en saluant leur volonté constante de créer, d’apporter leurs services malgré les périodes successives auxquelles ils ont été confrontés : COVID, cout des denrées, des matières premières, inflation, énergie, baisse du pouvoir d'achat de vos clients… Vous avez su rester debout, ouverts et créatifs. Mille mercis d’être le cœur battant de notre pôle commercial. Applaudissons-les ! Aussi, pour les aider à notre mesure lorsque la situation l’imposait, nous avons exonéré provisoirement de loyer celles et ceux qui étaient dans une trop grande difficulté. Nous continuerons à l’avenir de vous écouter chers commerçants et à vous aider selon nos moyens. D'ailleurs, ce soir, les petits fours et la décoration florale sont assurés par la boucherie de l'Andelle, la boulangerie l'Alizée et Scabieuse fleuriste. Accompagner, développer l’activité économique, soutenir l’emploi font également partie de nos prérogatives. Alizay ne serait pas ce qu’il est sans ses entreprises. Ce sont plusieurs centaines d’emplois que le parc économique compte ici. Notre devoir, c’est donc aussi de répondre aux sollicitations des entreprises tout en étant les garants des exigences sociales et environnementales. Nous nous devons de soutenir aussi le maintien et le développement de l’emploi ainsi que l’activité syndicale qui veille aux bonnes conditions de travail. Mesdames et Messieurs les acteurs économiques d’Alizay, merci ! En conclusion, je veux d’abord exprimer toute ma reconnaissance à mes collègues élus : Martine, Yves, Zahir, Véronique, Céline, Gaëtan, Emma, Jean-Claude, Françoise, Patrice, Antoine, Jean-Luc, Sophie, Estelle, Pascal, Michaël, Priscillia et Delphine. Dans chaque commission, au quotidien, vous êtes non seulement présents, mais engagés et curieux. Vous n’hésitez jamais à innover, proposer, et ça, ça vaut tout l’or du monde. Chers collègues, chers amis, merci du fond du cœur pour votre investissement et votre sens du service public. Bien entendu, je n’oublie pas nos agents qui répondent chaque jour présent. Ils donnent réellement beaucoup en faveur de notre beau village et de ses habitants. Merci donc : - à Fabrice, notre médiateur social, - à Marie-Corentine, aux ressources humaines, - à Laurent, notre responsable des Sports, - à Jean-François qui gère la Médiathèque, - au service entretien : Laetitia, Aurélie, Cindy et Cathy, - à Céline et Sandrine au Pôle citoyen, - à Thierry à l’animation et aux festivités, - à l’équipe de la restauration scolaire : Pierre, Sébastien, Marie-Pierre, Françoise, - à nos ATSEM : Laurence, Mina, Edwige, - à l’équipe des services techniques et des espaces verts : les deux Patrick, Romain, Jérôme, Sylvain, Olivier, Loïc, Guillaume, - à Laurent de l’urbanisme, - à Nathalie qui s’occupe de la communication, - à David, le responsable des achats publics, - à Benoît qui gère la comptabilité et nos finances, - à Angélique notre responsable Ressources humaines et comptabilité, - à Patrick, notre directeur des services techniques et référent alimentation, - à Sylvain, notre collaborateur en mairie et au Département, - et enfin à Cédric FORCADEL, le Directeur général des Services d’Alizay. Ce discours de vœux se termine donc. Merci à toutes et à tous d’être venus si nombreux une fois encore. Je vous souhaite vraiment, du fond du cœur, une très belle année 2024. Et puisqu’il s’agit d’une année olympique, je déclare officiellement le buffet ouvert !

Discours de Monsieur Arnaud LEVITRE, Maire d'Alizay, Conseiller départemental de l'Eure