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ÉDUCATION : UN MINISTRE QUI MONTE ? NON, UNE ÉCOLE QUI DÉGRINGOLE !

Publié dans La Dépêche Louviers

Des uniformes pour cacher les inégalités sans s'y attaquer, des redoublements dont on connaît l'inutilité, des groupes de niveau pour séparer les enfants dès 11 ans : pas une semaine ne passe sans que Gabriel Attal nous montre qu'il a les solutions… de ceux qui n'en ont pas ! Pendant ce temps, l'Ecole est en chute libre comme l'ont montré les récents résultats de l'enquête PISA. Si le chouchou fait son show de studio en plateau, c'est parce qu'après 6 ans ½, le bilan de Macron est catastrophique. À la rentrée, il manquait des professeurs dans au moins la moitié des collèges et lycées. Et ce, malgré des recrutements en 30 minutes, sans concours, sans formation et sans les diplômes requis ! Il y a peu, au collège Allais de Val-de-Reuil, deux classes étaient privées de cours de français depuis près d'un mois. Au lycée Buisson d'Elbeuf, six classes n'avaient plus cours de physique-chimie depuis trois mois. A Pont-de-l'Arche, un professeur n'était toujours pas remplacé après 6 semaines d'arrêt-maladie ! Pourtant, le Président de la République avait promis des enseignants remplacés "systématiquement", et même "du jour au lendemain". On en est loin. Et que dire des enfants en situation de handicap qui n'ont même pas leurs accompagnatrices malgré les notifications ? Le Code de l'Éducation indique pourtant que "l'éducation est la première priorité nationale". Or, les économies faites sur le dos des élèves vont nous coûter cher. Il faut investir massivement dans l'éducation en partant des besoins réels, rendre ses métiers attractifs, baisser les effectifs, soutenir les initiatives et les projets. Car s'il y a bien une chose interdite en éducation, c'est le fatalisme face aux injustices.

Maryannick DESHAYES, Arnaud LEVITRE Conseillers départementaux de l'Eure